Nantes : un mannequin à l'effigie de Macron brûlé, colère chez LREM

09 Avril, 2018, 15:11 | Auteur: Lynn Cook
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Si la mobilisation a été entachée par un face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre, les CRS effectuant une charge et employant du gaz lacrymogène, elle a également été marquée par une mise en scène qui, capturée par l'AFP et relayée sur les réseaux sociaux, n'est pas passée inaperçue.

A Nantes samedi, environ 2000 personnes ont manifesté contre les réformes du gouvernement concernant l'accès à l'université et la SNCF. Le Huffington Post explique: "des manifestants, dont certains avaient le visage masqué, ont dressé une potence à laquelle un mannequin portant une photo du chef de l'Etat a été pendu".

Des manifestants étaient rassemblés à Nantes samedi pour protester contre la politique du gouvernement. Un "appel au meurtre" "Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l'initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de la faire vaciller sur son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge", a-t-il déclaré.

Mais, au sein de la République en Marche (LREM), cette mise en scène n'a pas fait rire. François De Rugy appelle à "une condamnation [.] claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux".

Dimanche 8 avril, le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé un "scandale" sur LCI. "Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence?".

Sur Twitter, la députée et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Aurore Bergé a évoqué un "3e tour social".

"Il y a le militantisme et il y a la violence. Certains ont choisi la 2e option, transformant la revendication syndicale en appel au meurtre", a insisté la députée Anne-Laurence Petel sur Twitter.

Enfin, Valérie Sauviat-Duvert, référente LREM de Loire-Atlantiques, a critiqué ces façons "moyenâgeuses d'exprimer son désaccord".

Même indignation au Front national.

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