JO 2024 - Déjà un surcoût de 500 millions ?

31 Mars, 2018, 04:53 | Auteur: Ruben Ruiz
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Au vu des conclusions de ce rapport, il appartient à l'ensemble des partenaires, c'est-à-dire le COJO, l'État et les collectivités territoriales dont la Ville de Paris, de procéder aux ajustements nécessaires, de manière à respecter les délais de réalisation ainsi que les enveloppes budgétaires initialement prévues, notamment le montant de l'engagement financier public (1,5 Md€), tout en préservant la logique d'héritage qui constitue la force du dossier Paris 2024. La publication de ce rapport coïncide avec le premier Conseil d'Administration de la Société de livraison des équipements olympiques et paralympiques (SOLIDEO), qui a élu à l'unanimité Anne Hidalgo ce 30 mars.

Le budget actuel des constructions pour les JO s'élève à 3 milliards d'euros, sur un budget total de 6,8 milliards d'euros, comprenant aussi l'organisation.

Parmi les sites les plus inquiétants, celui du centre nautique, prévu à Saint-Denis, qui multiplie les intermédiaires et donc les retards potentiels.

D'une part, les experts pointent un écart très important entre le financement public prévu, 108 millions d'euros, et une évaluation du coût "qui pourrait dépasser 260 millions d'euros HT (hors taxe, ndlr)". D'autre part, le déficit d'exploitation après les Jeux "n'est pas financé", avec une estimation à 500.000 euros par an.

Les experts soulignent aussi un "risque majeur pèse sur les délais de réalisation du village olympique" puisqu'il faudrait "réaliser dans un délai de six ans une opération qui prendrait une dizaine d'années".

Logo de Paris 2024, le 13 mai 2017.

Les Jeux Olympiques de Paris-2024 accueilleront pendant quinze jours plus de 300 épreuves dans une trentaine de sports, sur 37 sites situés surtout en région parisienne. Ils seront suivis par des Jeux Paralympiques.

Les experts proposent de supprimer plusieurs travaux et de réduire les dimensions du village olympique et des médias, situés en Seine-Saint-Denis. L'IGF estime que le "surcoût de 20 millions d'euros sur les acquisitions foncières pourrait être compensé par l'abandon de l'enfouissement des lignes à haute tension (50 M€ d'économie en tout)".

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