Espagne Une indépendantiste sur "le chemin de l'exil"

25 Mars, 2018, 01:58 | Auteur: Lynn Cook
  • La dirigeante indépendantiste catalane Marta Rovira le 21 décembre 2017 à Barcelone  © AFP  Archives  LLUIS GENE

Parmi eux, Jordi Turull, ex-porte-parole du gouvernement séparatiste de Carles Puigdemont qui a échoué jeudi à se faire élire président de la Catalogne.

Nouveau mandat d'arrêt contre PuigdemontCe dernier est de nouveau sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

Et la situation de Jordi Turull n'est guère plus appréciable, l'homme est en liberté sous caution, inculpé de rébellion, sédition et malversation de fonds publics. Les autres indépendantistes - dont l'ex-président catalan Carles Puigdemont - ayant quitté l'Espagne se trouvent en Belgique, en Suisse et en Écosse.

Carles Puigdemont est exilé en Belgique, Jordi Sanchez est incarcéré.

Roger Torrent a mis les chefs des différents partis au courant de sa décision concernant le vote sur Jordi Turull, un ancien ministre, avant de l'annoncer à l'ensemble des députés.

Le juge Pablo Llarena, de la Cour suprême, a inculpé 13 dirigeants indépendantistes pour " rébellion", une infraction passible de 30 ans de prison.

La Catalogne est sous tutelle du gouvernement central depuis bientôt cinq mois, après la déclaration d'indépendance mort-née votée par son parlement, le 27 octobre.

Ce vendredi, Jordi Turull est convoqué par le juge avec cinq autres séparatistes.

Dans un arrêt méthodique de 70 pages, le juge s'emploie longuement à justifier les poursuites pour rébellion, les plus graves mais aussi les plus controversées car elles impliquent l'existence d'un "soulèvement violent " qui, selon de nombreux juristes, ne s'est jamais produit.

Le juge a aussi lancé des mandats d'arrêt internationaux contre six dirigeants indépendantistes partis à l'étranger, dont l'ancien président régional Carles Puigdemont.

Ces incarcérations pourraient entraîner de nouvelles tensions en Catalogne où des comités de quartier - les " Comités de défense de la République " - et la puissante Association nationale catalane (ANC) avaient appelé les militants indépendantistes à manifester vendredi soir. Il est censé se représenter samedi devant le parlement catalan pour un second tour de scrutin, mais le juge Llarena pourrait l'en empêcher en le replaçant en détention provisoire, notamment s'il estime qu'il existe un risque de récidive.

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