Marché : Unilever préfère Rotterdam à Londres pour son siège social

17 Mars, 2018, 02:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Unilever

Il n'empêche. L'abandon du siège social londonien a une portée hautement symbolique pour le Royaume-Uni et le gouvernement conservateur de Theresa May, qui se démène pour convaincre les entreprises de rester ou de venir au Royaume-Uni malgré les incertitudes du Brexit.

Unilever, c'est ce géant des cosmétiques (Dove) et de l'agro-alimentaire (Ben & Jerry's) qui jusqu'à présent avait un pied à Londres et l'autre à Rotterdam, aux Pays-Bas.

Le directeur financier d'Unilever est allé dans le même sens dans des déclarations à Reuters.

La multinationale annonce également jeudi son intention de restructurer ses activités en trois grandes divisions. Sur le front de l'emploi, pas de panique puisque les 7 300 postes au Royaume-Uni ne seront pas touchés par ce déménagement, ni les 3 100 emplois aux Pays-Bas. Deux d'entre elles, Beauté et produits de soin et Produits ménagers seront basées à Londres, et la troisième, qui regroupera l'alimentation et la boisson, aura son siège à Rotterdam. Dans le cadre de cette unification, le groupe demandera sa cotation principale au London Stock Exchange, ainsi qu'une cotation à Euronext Amsterdam et au New York Stock Exchange. Unilever avait indiqué l'an dernier que son resserrement sur une seule entité serait bénéfique pour le groupe et ses actionnaires, notamment parce que cela faciliterait les grosses opérations d'acquisitions.

Graeme Pitkethly a précisé à Reuters que le choix d'un siège social unique n'avait "absolument rien à voir" avec le fait de protéger le groupe contre des OPA hostiles. Il a ajouté qu'il reviendrait aux autorités boursières de décider si Unilever reste dans l'indice Footsie de la Bourse de Londres.

Recommande: