"120 battements par minute" meilleur film

06 Mars, 2018, 02:58 | Auteur: Sue Barrett
  • La soirée sera animée par Manu Payet

Debout et ruban blanc à la poitrine, le cinéma français a affiché vendredi sa mobilisation contre les violences sexistes ou sexuelles faites aux femmes lors de la 43e cérémonie des César, qui a commencé à récompenser les films "120 battements par minute" et "Au revoir là-haut", favoris.

Après Jérôme Commandeur, ce fut au tour de Manu Payet d'animer la cérémonie qui a duré trois bonnes heures. "Je trouve ça formidable que les mentalités soient en train de changer, que la parole des femmes soit en train de se libérer et que les hommes entendent qu'il y a des comportements à bannir".

Réunis salle Pleyel à Paris, les 1700 invités, parmi lesquels la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les homme Marlène Schiappa, ont été conviés à arborer ce ruban afin de soutenir "celles et ceux qui oeuvrent concrètement pour qu'aucune femme n'ait plus jamais à dire #MeToo".

Plusieurs mois après l'onde de choc provoquée par l'affaire Weinstein, plus d'une centaine d'actrices et de personnalités, dont la présidente de cette cérémonie Vanessa Paradis, ont lancé la campagne #MaintenantOnAgit. Sur le modèle du mouvement Time's up à Hollywood, il doit financer des associations en faveur des femmes. Une seule femme a eu le César du meilleur réalisateur, c'est Tonie Marshall (pour "Vénus Beauté (Institut)" en 2000). D'autant plus qu'on se rappelle de notre déception, à Cannes en mai dernier, d'apprendre au soir du palmarès que le meilleur film de la compétition, 120 battements par minute, justement, n'avait pas eu la Palme d'or, et que le plus poseur The Square de Ruben Ostlund lui avait été préféré. Son intrigue se focalise sur le combat de militants d'un groupe de jeunes, baptisé Act Up, contre l'indifférence générale face aux ravages de cette maladie. Le film original et inventif, tiré du livre de Pierre Lemaitre, qui raconte les aventures de deux rescapés de la Grande Guerre ayant du mal à retrouver leur place dans la société, a emporté quatre autres prix: meilleure adaptation, meilleure photo, meilleurs décors et meilleurs costumes.

Le César du meilleur espoir féminin est revenu à l'actrice et chanteuse Camélia Jordana dans "Le Brio" d'Yvan Attal.

Jeanne Balibar a été désignée meilleure actrice pour son rôle dans "Barbara", le "faux biopic" que Mathieu Amalric a consacré à la mythique chanteuse française.

- "Petit paysan" de Hubert Charuel, César du meilleur premier film.

"Je ne vous remercie pas, vous. mais je vous aime quand même", a lancé l'humoriste, acteur et réalisateur à l'adresse des professionnels, avant de saluer "le public français".

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