Netanyahu entendu par la police pour corruption

03 Mars, 2018, 06:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Benjamin Netanyahou

Sans précédent, l'affaire fragilise le leader israélien et va jusqu'à remettre en cause son avenir au pouvoir.

Pour l'instant, les alliés de la coalition gouvernementale au pouvoir soutiennent Netanyahu.

Un porte-parole de la police s'est contenté de confirmer que les Nétanyahou avaient été entendus pendant plusieurs heures - cinq selon les médias - sans préciser pour quoi.

Les soupçons de la police portent sur une possible entente entre Benyamin Netanyahu et Shaul Elovitch, le patron de Bezeq, le géant israélien des Télécommunications également propriétaire de Walla, un influent site d'informations.

Les enquêteurs vont interroger séparément Benjamin Netanyahu et sa femme pour savoir s'ils auraient cherché à s'attirer les grâces de Shaul Elovitch, principal actionnaire de Bezeq, le plus important groupe de télécommunications israélien.

Un journaliste de l'AFP a vu deux voitures de police entrer dans la résidence à Jérusalem vers 09H00 (07H00 GMT). Une dizaine de cameramen et photographes attendaient leur venue, annoncée depuis des jours par la presse.

Pendant ce temps, ce matin, Sarah Netanyahou était interrogée dans les locaux de l'unité de police anti-corruption Lahav 433 à Lod sur la même affaire 4000.

C'est l'une des au moins six enquêtes qui concernent directement ou indirectement M. Nétanyahou qui détenait jusqu'en 2017 également le portefeuille des Communications.

La police israélienne a indiqué mardi 13 février avoir recommandé à la justice d'inculper Benjamin Netanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance.

Mais M. Nétanyahou est confronté à la perspective du témoignage potentiellement dévastateur de l'une des personnes arrêtées le 18 février. Channel 10 News a rapporté jeudi que lors d'une de ces conversations, pendant les dernières élections, Shaul Elovitch avait été enregistré rappelant à Ilan Yeshua de présenter Netatnyahou sous de bons auspices par ces mots: " Netanyahou a fait un effort pour nous, nous devons aussi faire un effort pour lui ". Shlomo Filber, ex-directeur général du ministère des Communications, a négocié avec les enquêteurs un accord de coopération en échange d'un statut de témoin protégé lui garantissant qu'il n'irait pas en prison.

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