" "Combats au sol dans la Ghouta orientale malgré la " pause " humanitaire — Syrie

02 Mars, 2018, 01:53 | Auteur: Lynn Cook
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Une trêve quotidienne de cinq heures pour permettre l'entrée de l'aide ou la sortie d'habitants ou de blessés de l'enclave a été décrétée lundi par la Russie, mais les protagonistes se sont aussitôt accusés mutuellement de l'avoir violée. Ils les enrôleront dans l'armée, pour combattre le peuple. "Cela signifie que quelqu'un a communiqué leurs coordonnées à des individus pour le moins douteux qui sont issus de l'opposition syrienne radicale", a-t-il critiqué, sans citer de pays.

Le régime, qui cherche à reprendre coûte que coûte cette enclave d'où des obus sont tirés sur Damas, a lancé le 18 février une campagne aérienne d'une rare intensité contre ce secteur. Depuis le 18 février, 590 civils ont été tués, dont près de 150 enfants, selon l'OSDH.

Les autorités syriennes, soutenues par le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit, ont mis en place dans la localité d'Muhayam-al-Wafedin les conditions nécessaires pour accueillir les civils qui empruntent l'unique couloir humanitaire reliant Damas à la Ghouta orientale.

L'ONU espère pouvoir livrer de l'aide humanitaire dans la ville de Douma, au sein de l'enclave rebelle de la Ghouta Orientale, "d'ici quelques jours", mais estime que la pause de cinq heures décrétée par Moscou "n'est pas suffisante".

Il a fait état d'une " évaluation assez sombre de la situation à l'heure actuelle à la suite de la résolution du Conseil de sécurité, qui a appelé à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, et pas seulement dans la Ghouta orientale ".

Son homologue russe Sergueï Lavrov a affirmé pour sa part mercredi qu'il revenait aux rebelles et à leurs " soutiens " d'agir pour que la trêve fonctionne dans l'enclave de la Ghouta orientale.

Depuis samedi, il n'y a ni accès humanitaire, ni autorisation du régime pour se rendre dans des zones assiégées, ni évacuation médicale.

"Il est clair que la Corée du Nord et la Syrie entretiennent des liens historiques pour ce qui est de l'activité balistique et les composants d'armes chimiques", a-t-il dit.

Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses 400.000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. Il a fait plus de 340.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

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