Levée de boucliers contre les ordonnances — SNCF

23 Février, 2018, 01:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Le rapport Spinetta pourrait compromettre l’avenir des petites gares comme celle de Valognes

Christophe Castaner a indiqué que le recours aux ordonnances était une "possibilité" envisagée par le gouvernement pour réformer la SNCF.

Christophe Castaner, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, n'a pas écarté l'éventualité de recourir aux ordonnances pour accélérer la réforme. "Lundi, le premier ministre fixera le calendrier et la méthode de cette réforme de la SNCF".

Le dossier, déjà sensible, a pris un caractère plus explosif encore après la remise, la semaine dernière, d'un rapport rédigé par l'ancien PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta contenant des propositions auxquelles les syndicats s'opposent vivement, à commencer par l'extinction programmée du statut des cheminots.

"On a décidé de se rencontrer le 27 février, mardi en fin d'après-midi, pour décider des suites qu'on pourrait donner à ces annonces", a déclaré à Reuters le secrétaire général de l'Unsa-ferroviaire, Roger Dillenseger, à la suite d'une réunion interfédérale, à Paris. Elle évoque ensuite la volonté de chaque syndicat en précisant: "La CGT rejette en bloc le rapport Spinetta et appelle à la mobilisation le 22 mars, Sud Rail prône un appel à la grève tandis que la CFDT ne veut pas attendre et veut immédiatement déposer un préavis de grève reconductible pour faire plier le gouvernement".

La puissante CGT-cheminots est à l'origine de cet appel, auquel ont répondu favorablement SUD-Rail et Force ouvrière.

"Traiter ce sujet par ordonnance est un risque réel qui peut mettre en péril à la fois le statut social des cheminots mais aussi priver le pays d'un débat sur le ferroviaire que les parlementaires, les associations d'usagers sont en droit d'avoir", a souligné Didier Aubert (CFDT, 4e).

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