Vers une nouvelle affaire Nétanyahou

21 Février, 2018, 03:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Vers une nouvelle affaire Nétanyahou

La pression des affaires s'est sévèrement accentuée mardi sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec la mise en cause d'anciens proches collaborateurs dans deux nouveaux dossiers de corruption présumée. La version précédente affirmait que M. Nétanyahou était accusé de corruption dans deux autres affaires, alors qu'il n'a pas été formellement accusé.

Après avoir instruit le "dossier 1000", pour savoir si le champion de la droite a accepté les largesses (pour un montant de 230.000 euros) d'un généreux donateur en l'échange d'une législation fiscale servant ses intérêts, et le "dossier 2000 " dans lequel "Bibi " est soupçonné d'avoir passé un pacte avec le célèbre quotidien "Yediot Aharonot " pour obtenir une couverture favorable, la police a passé la vitesse supérieure sur le "dossier 4000 ".

Les gardes à vue ont été prolongées jusqu'à mercredi ou jeudi selon les cas. Le nom de Benyamin Nétanyahou n'est pas pour l'instant cité publiquement par la police en lien avec cette affaire.

Parmi les personnes arrêtées figurent Nir Hefetz, qui a été le porte-parole personnel du premier ministre, ainsi que Shlomo Filber, nommé par Benyamin Nétanyahou au poste de directeur général du ministère des communications quand M. Nétanyahou détenait ce portefeuille, de 2015 à 2017.

Selon des sources policières, de hauts responsables devraient bientôt être appelés à témoigner, afin de déterminer si des instructions ont effectivement été transmises concernant la couverture de la famille Netanyahou.

L'homme d'affaires israélien, Shaul Elovitch, actionnaire majoritaire de Bezeq de Walla! et de Yes en détention provisoire dans l'affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Tel Aviv, Rishon Letzion le 18 février 2018. "Il s'agit d'une nouvelle enquête vide de sens", a balayé l'intéressé.

Là aussi, M. Netanyahou a rejeté les accusations. L'offre ne s'est jamais concrétisée.

Le premier ministre a réfuté toutes ces nouvelles allégations, se disant être la victime d'une chasse aux sorcières lancée par un média qui lui est hostile.

La décision d'inculpation appartient à présent au procureur général, et pourrait prendre des mois. Mais d'évidence, l'étau se resserre autour du numéro 1 du pays, dont l'un des proches est par ailleurs visé dans le cadre d'une affaire d'achats de sous-marins allemands, surnommé "dossier 3000 ".

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