L'importance de la prise en charge précoce — Autisme

21 Février, 2018, 04:46 | Auteur: Jonathan Ford
  • Une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux.- Relax News- pookpiik

Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). En cas de diagnostic difficile à établir ou de troubles associés multiples, l'enfant sera dirigé vers un centre de ressources autisme ou un service hospitalier dédié à l'autisme ou aux troubles du neurodéveloppement.

Tandis que la Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce 19 février de nouvelles recommandations pour un diagnostic plus précoce de l'autisme, une nouvelle étude dévoile de nouveaux tests sanguins capables de dépister les troubles chez les enfants.

"Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'" inquiétude des parents ", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale " dans les trois semaines ".

En France, selon les estimations des pouvoirs publics, 600 000 adultes sont touchés par les Troubles du Spectre de l'Autisme (TSA) et 100 000 jeunes de moins de 20 ans. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de médicament spécifique pour l'autisme, mais une prise en charge adaptée permettant de mieux vivre avec l'autisme. Un enfant sur deux autiste en 2025? "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement". "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner".

"Des premiers signaux d'alerte peuvent être repérés par les parents et les professionnels de la petite enfance et de l'enfance: absence de babillage, de pointage à distance avec le doigt ou de gestes sociaux (coucou, au revoir) avant 12 mois, de mots à 18 mois et au-delà, d'association de mots à 24 mois et au-delà". Mais alors que les premiers symptômes se déclenchent généralement entre 1 et 2 ans, le diagnostic ne tombe dans la plupart des cas que bien plus tard, entre 3 et 5 ans. Mais aussi si l'enfant ne réagit pas à son prénom, s'il ne partage pas de sourire ou reste anormalement silencieux. "Aucun de ses signes pris de façon isolée n'a de valeur prédictive, mais l'association d'au moins deux signes nécessite un examen clinique approfondi du développement de l'enfant".

Retrouvez plus d'informations en consultant le communiqué en ligne de la Haute Autorité de santé. " Pour répondre à cette urgence, la HAS recommande aujourd'hui de mobiliser toutes les personnes en contact avec l'enfant pour repérer les signaux d'alerte, de s'appuyer sur le médecin traitant pour proposer au plus vite de premières actions et sur les équipes spécialisées pour confirmer le diagnostic et initier un projet d'interventions personnalisé".

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