Pays pauvres : toujours une forte mortalité néonatale

20 Février, 2018, 19:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Luxembourg

Alors que la santé des enfants plus âgés est en constante amélioration depuis 25 ans, 2,6 millions de ces nourrissons meurent chaque année, principalement sur le continent africain. Au Pakistan, c'est un nouveau-né sur 22. Dans le rapport paru aujourd'hui il est indiqué que 8 des 10 pays " où il est le plus dangereux de naître " sont des pays de l'Afrique subsaharienne. "La situation est aggravée entre autres par les conflits et les crises qui empêchent les femmes enceintes de recevoir des soins de santé appropriés pendant l'accouchement", dit le communiqué presse de l'Unicef. Dénommée "Pour chaque enfant, une chance de vivre ", la campagne vise à exiger que des solutions soient offertes aux nouveau-nés du monde entier.

Le pays fait partie des très bons élèves avec un taux de mortalité néonatale de 1,5 pour 1 000...mais les disparités sont énormes sur la planète. Au Japon, en Islande ou encore à Singapour, les chances de survivre sont les plus élevés à l'inverse on retrouve les pays suivants Pakistan, République Centrafricaine et l'Afghanistan. Les bébés qui naissent dans les endroits où il est moins sécuritaire d'accoucher courent 50 fois plus de risques de mourir que ceux qui naissent dans les lieux plus sûrs. "Et même si vous surmontez tous deux cette épreuve, vous savez que les jours et les semaines à venir ne seront pas exempts de danger", ce sont avec ces mots interpellant que l'Unicef démarre son rapport " Pour chaque enfant, une chance de vivre".

Le manque de personnel de santé compétent est le principal problème des pays pauvres.

Plus de 80% des décès peuvent être évités grâce à des sages-femmes formées, de l'eau potable, des produits désinfectants, une bonne alimentation, ainsi qu'un allaitement dès la première heure et un contact physique entre la mère et son bébé.

L'agence onusienne salue notamment le travail du Rwanda, où le taux de mortalité néonatale a diminué de moitié entre 1990 et 2016 (de 41 à 17 pour 1000). Quant aux auteurs du rapport, ils estiment que " ces chiffres témoignent de l'importance de la volonté politique d'investir dans les systèmes de santé solides", qui peuvent " faire une grande différence, même là où les moyens sont limités ".

Recommande: