Le taux de chômage au plus bas depuis neuf ans selon l'Insee

16 Février, 2018, 01:57 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le taux de chômage au plus bas depuis neuf ans selon l'Insee

Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) a chuté de 0,7 point au quatrième trimestre en France métropolitaine pour s'établir à 8,6% de la population active, selon les données publiées jeudi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Sur un an, l'indicateur enregistre une baisse de 1,1 point, soit "la plus forte baisse depuis le premier trimestre 2008 ". CHÔMAGE DES JEUNES EN RECUL Le nombre de personnes correspondant à la définition de chômeurs au sens du BIT - soit les actifs inoccupés ayant cherché du travail au cours de quatre dernières semaines - s'est contracté de 2000 à 222'000 individus. Et secundo, le taux de chômage étant mesuré par sondage auprès d'une centaine de milliers de ménages, il faut compter avec une marge d'erreur statistique de plus ou moins 0,3 point. Autant dire que la France, avec un taux de chômage de 8,9%, en y adjoignant les départements d'outre-mer, est largement en avance sur son tableau de marche.

Comme pour l'analyse du nombre d'inscrits à Pôle emploi, la lecture des chiffres en tendance, c'est-à-dire sur une plus longue période, doit être privilégiée. Le taux d'emploi a fortement progressé sur le trimestre, de 0,6 point en l'occurrence, pour atteindre 65,7 % des 15-64 ans. Sur un an, il recule de 2,8 points chez les premiers, à 20,7%, de 1,1 point chez les seconds, à 8,0%, et de 0,5 point chez les seniors, à 6,1%.

Alors que la croissance repartait ces derniers mois, le taux de chômage ne semblait pas en profiter.

En revanche, le "halo autour du chômage" qui avait diminué au troisième trimestre, est cette fois-ci en hausse de 77.000. Et cette progression s'est faite à population active constante. " Cette amélioration apparaît solide dans la mesure où tous les indicateurs - baisse du chômage des jeunes, du sous-emploi ou du chômage de longue durée - sont bien orientés". " Il ne faudrait pas que ces difficultés à recruter - qui peuvent s'expliquer par des problèmes de mobilité ou d'inadéquation entre offre et demande de compétences - entravent une baisse supplémentaire du chômage", relève Denis Ferrand.

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c'est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage comme par exemple des salariés à temps partiel, diminue (-0,5 point).

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