Mandat d'arrêt maintenu contre Julian Assange, "enfermé" depuis 6 ans

15 Février, 2018, 08:05 | Auteur: Lynn Cook
  • Mandat d'arrestation maintenu contre Julian Assange

Naturalisé Équatorien en janvier dernier, le père fondateur du projet WikiLeaks a échoué à faire annuler en justice le mandat d'arrêt qui le vise en Grande-Bretagne. Le tribunal londonien de Westminster, qui avait jugé ce mandat d'arrêt valide le 6 février, a estimé que son maintien n'allait "pas à l'encontre de l'intérêt public", comme le soutenait la défense de Julian Assange dans une nouvelle question soumise à la justice.

(Actualise avec décision de justicz) LONDRES, 13 février (Reuters) - La justice britannique n'a pas levé mardi le mandat d'arrêt émis contre le fondateur du site lanceur d'alertes WikiLeaks, Julian Assange, qui vit reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis près de six ans.

Sur Twitter, Julian Assange avait souligné avant l'audience qu'il avait "déjà purgé plus de trois fois la peine théorique maximale" pour s'être soustrait à la justice. Mais c'est surtout les publications illégales de secrets militaires et documents diplomatiques américains avec Wikileaks dès 2010 qui lui avait valu le courroux des Etats Unis. La juge Emma Arbuthnot autorise ainsi les autorités britanniques à poursuivre les actions juridiques contre le militant australien. Il s'est également référé à un article du Guardian de lundi affirmant, en citant des courriels du parquet britannique, que celui-ci avait dissuadé la Suède de renoncer aux poursuites, comme elle semblait vouloir le faire dès 2013. Et pourtant.: en juillet 2016, WikiLeaks a rendu publics 20.000 courriels piratés du Parti démocrate, dont certains très préjudiciables à la campagne de Hillary Clinton.

Face aux accusations, Julian Assange a nié que la Russie, ou tout autre État, eût été derrière ces fuites.

M. Assange s'était initialement réfugiés dans l'ambassade d'Equateur pour éviter une extradition vers la Suède, où il était recherché pour être interrogé dans le cadre d'une affaire d'agression sexuelle, des faits qu'il a toujours niés. Il avait aussi dit continuer de chercher avec le Royaume-Uni une "solution satisfaisante pour les deux pays et respectueuse des droits de l'Homme".

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