Propos injurieux visant Mme Erignac: Charles Pieri convoqué à la gendarmerie

14 Février, 2018, 16:12 | Auteur: Lynn Cook
  • EN IMAGES- Corse le message haineux à l'intention de la veuve du préfet Erignac

Une enquête contre X a également été ouverte dès jeudi. Elle a été retirée le samedi suivant.

Déplorant mardi matin sur CNews une "déclaration immonde, abjecte", Mme Gourault a salué la réaction "rapide, claire et nette" de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse, qui a dénoncé fermement le message publié sur Facebook dès dimanche midi.

Parmi les très nombreuses réactions, il y a également celle de la ligue des droits de l'homme, LDH qui a réagi par le biais des réseaux sociaux. Le contenu de ce texte est inacceptable, il est contraire à ce que nous sommes, aux plans philosophiques, éthique et politique.

Le post sur Facebook a été publié mercredi 7 février à 2 heures du matin, après donc le discours à Ajaccio de Dominique Erignac.

La convocation de Charles Pieri intervient au même moment que la rencontre à Paris prévue à 10h30 entre Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement et les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni pour discuter de l'inscription de la Corse dans la Constitution. "Quel qu'en soit l'auteur (du texte), je n'en partage évidemment ni la forme ni la teneur".

Il était notamment présent lors de la manifestation nationaliste le 3 février à Ajaccio et a surtout récemment réintégré l'exécutif de Corsica libera, le mouvement politique de l'indépendantiste Talamoni.

Les partis de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, Femu a Corsica et Corsica Libera, ont fait alliance pour les élections territoriales de décembre dernier qu'ils ont remportées avec la majorité absolue des votes.

Charles Pieri, ancien responsable du FLNC, condamné en 2006 pour extorsion de fonds puis, de nouveau, en 2013 pour détention d'armes illégale, membre depuis sa création de Corsica Libera, la formation dirigée par Jean-Guy Talamoni, a effectué depuis plusieurs mois un retour remarqué sur. "C'est le début d'une discussion concrète", "nous allons demander aux représentants de la collectivité de Corse ce qu'ils souhaitent précisément à travers la modification constitutionnelle", a-t-elle expliqué.

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