La menace d'ingérence russe pèse toujours — États-Unis

14 Février, 2018, 17:20 | Auteur: Lynn Cook
  • USA la menace russe pèse toujours sur les élections
AFP
 SAUL LOEB

Une telle déclaration a eu lieu en pleine enquête sur une présumée interférence russe pendant la campagne présidentielle 2016 qui aurait favorisée Donald Trump bien que les républicains (GOP) la rejette comme une simple accusation sans preuve voire une " fake news " selon Trump lui-même.

Trois hauts responsables du renseignement aux États-Unis ont affirmé mardi avoir vu des indices d'ingérence russe dans les prochaines élections de mi-mandat - dans le cadre d'une escalade des cyberattaques de la Russie contre les démocraties américaines et européennes. La Russie est accusée d'utiliser les réseaux sociaux pour influencer l'opinion publique américaine et semer la division à l'aide de la désinformation, un domaine dans lequel les services de renseignements russes sont considérés comme " experts " depuis les débuts de l'espionnage soviétique. Il a souligné que l'Agence agissait contre les attaques russes mais ne pouvait pas rendre les détails publics.

En novembre, les démocrates tenteront de reconquérir la majorité à la Chambre des représentants, où les 435 sièges seront remis en jeu, et au Sénat, qui sera renouvelé d'un tiers (33 sièges).

Les réseaux sociaux Twitter et Facebook ainsi que Google sont accusés depuis plusieurs mois d'avoir malgré eux servis de plateforme à la propagande russe. Facebook a pour sa part admis qu'environ 150 millions d'utilisateurs de son réseau et d'Instagram ont vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer la présidentielle.

Les six représentants des services gouvernementaux présents ont précisé que le président Trump n'avait pas donné d'ordre spécifique pour se prémunir d'une tentative de déstabilisation.

"En janvier, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a menacé la Russie de " conséquences " si elle intervenait dans les élections de novembre, tout en admettant qu'il serait " très difficile de l'en empêcher ". "L'heure de prendre une décision, sur comment répondre (à cette menace), se rapproche", a poursuivi Dan Coats, interrogé par les membres de la Commission du renseignement du Sénat. L'an passé, le Nord a tiré des missiles capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis et mené un sixième essai nucléaire, son plus puissant à ce jour.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, assimile " tout effort visant à lui faire renoncer à ses armes nucléaires à une menace existentielle à l'encontre de sa nation et particulièrement de son leadership ", a ajouté Dan Coats, regrettant " la nature provocatrice et l'instabilité manifestées par Kim ".

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