Brioches Pasquier défend son Pitch : les entrepreneurs haussent le ton

14 Février, 2018, 17:18 | Auteur: Aubrey Nash
  • Pexels – Dans les jeunes entreprises françaises il va falloir trouver un autre terme pour présenter ses idées. Tout un concept en soi

Si l'anglicisme "pitch" est désormais très utilisé dans le langage courant - pour désigner la synthèse d'un projet ou d'un scénario - il s'agit d'une marque déposée par Brioche Pasquier auprès de l'Institut national de la propriété industrielle.

Et c'est justement à ces start-up qu'en veut Brioche Pasquier, parti en croisade depuis quelques semaines en menaçant de poursuites les entreprises qui utilisent le terme "pitch" dans le nom de leurs marques et produits (et ce, même si c'est avec un "p" minuscule).

C'est, en substance, le message que Brioches Pasquier a fait passer lundi en réaction à l'enflement d'une polémique dans le monde entrepreneurial.

L'Institut national de la propriété intellectuelle a déjà rendu dix décisions dans des différends entre le groupe et des start-up, rapporte Le Figaro.

Aucun partenariat possible. Certaines start-up ont bien essayé de négocier des partenariats avec le groupe arguant qu'ils ne se faisaient pas d'ombre car ils étaient dans des domaines différents, mais celui-ci a toujours refusé. Un entrepreneur a affirmé au Figaro avoir décliné une proposition de rachat de sa marque pour près de 1000 euros afin qu'il cesse d'utiliser le mot "pitch". "Cette pression est grotesque (.)". Frédéric Bascuñana, organisateur de Pitch Parties, où il entraîne bénévolement des entrepreneurs, est sur le point de mettre la clé sous la porte, selon La lettre de Petit Web: "privée du terme, mon activité n'a plus sa raison d'être", explique-t-il au Figaro. "Ce serait du suicide de renoncer à notre marque", avance également Lorenzo Croati, de L'école du pitch.

Pour l'INPI, les litiges sont simples à arbitrer, Brioche Pasquier ayant déposé la marque "Pitch" dans de nombreuses catégories, y compris la formation et l'éducation. "Pour eux, nous venons juste parasiter leur image de marque", constate Gaël Duval. Contacté à plusieurs reprises, le groupe Pasquier et son cabinet d'avocats n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

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