La panique à Wall Street atteint la Bourse de Paris

09 Février, 2018, 01:55 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Nikkei à Tokyo finit en petite hausse

Vers 9h25, le SMI ne perdait "plus que" 2,3% à moins de 8900 points, à son niveau le plus bas depuis cinq mois. Mais elle était attendue de longue date par de nombreux observateurs, les indices ayant enchaîné les records ces derniers mois.

Après des mois d'euphorie, le Dow Jones, indice vedette de la Bourse de New York, a chuté de 4,6 % lors de la séance de lundi, après une baisse de 2,54 % vendredi. "Il paraît assez peu probable que les investisseurs aient coordonné une interrogation surprise à un millier de milliards de dollars juste pour tester ses réflexes", ironise Derek Thompson, journaliste économique du magazine américain The Atlantic.

"Pendant plusieurs années, le marché des actions était un peu la seule destination" pour les investisseurs souhaitant des rendements plus élevés, "et elles sont devenues un peu sur-évaluées", a commenté Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors. A la lecture des annonces d'augmentations de salaires annoncées depuis plusieurs jours, les marchés craignent en effet un rebond de l'inflation qui pourrait provoquer un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu. Le Dow Jones a oscillé toute la journée entre la hausse et la baisse avant de finalement s'adjuger 2,33% à 24 912,77 pts. Lorsque l'indice accélère ses pertes et franchit la barre des 13% de pertes, soit un "Level 2", une deuxième pause de 15 minutes est automatiquement mise en place. Mais l'accélération de la dégringolade de Wall Street lundi a poussé les intervenants à rechercher un abri sûr chez les Treasuries.

Si certains intermédiaires ont réaffirmé leurs positions favorables aux marchés actions, à l'instar de Goldman Sachs, d'autres confirment leur stratégie prudente, comme Société générale.

Côté devises, le dollar est quasi stable face à un panier de référence, tout comme l'euro, qui se traite autour de 1,2375 dollar. Que Wall Street subisse une correction de près de 10% constitue en définitive une bonne nouvelle.

Le pétrole est en légère hausse, le Brent repassant au-dessus de 67 dollars le baril, après les chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute montrant une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis.

Les places financières asiatiques ont emboîté le pas à Wall Street, Tokyo en tête avec une perte de 4,73 % mardi, du jamais vu depuis l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Il considère néanmoins que la chute du Dow Jones doit être relativisée, mettant en avant que 'les fondamentaux restent bien orientés avec une économie qui va bien et des entreprises qui publient des résultats positifs'. Depuis son record le 26 janvier, il a abandonné 10,35%.

L'indice de volatilité du CBOE a terminé lui sur un gain de 20,01 points à 37,32, son cours de clôture le plus haut depuis août 2015. A la veille du krach de 1929 puis à la veille de l'éclatement de la bulle Internet en 2000...

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