Quatre ans requis contre le "logeur" des djihadistes du 13 novembre

07 Février, 2018, 01:31 | Auteur: Lynn Cook
  • Procès Jawad: la possibilité d'une relaxe

Jawad Bendaoud a cristallisé l'attention de l'Hexagone.

Jawad est accusé d'avoir fourni un logement à deux djihadistes auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, tandis que Mohamed aurait eu un rôle d'intermédiaire entre les djihadistes et le logeur.

L'enjeu de ce procès, "très attendu" par les "victimes, les "médias" et "l'institution judiciaire" était de répondre à deux questions, avance le procureur: Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah pouvaient-ils ignorer que les deux fuyards avaient commis un crime?" "Ce n'est pas là le comportement de deux individus qui viennent en aide à Abdelhamid Abaaoud", maintient le procureur, allant même à appeler à la prudence quand des éléments pourraient laisser à penser que Jawad Bendaoud pourrait avoir aidé à confectionner une ceinture explosive.

Tout au long de ce procès, Jawad s'est défendu d'avoir su que ses " locataires " étaient des terroristes. Il les croyait tous morts, ne savait pas que certains étaient en fuite, a-t-il répété. C'est le cousin d'Abdelhamid Abaaoud et le frère d'Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les jihadistes et qui est morte dans l'assaut du Raid. "Il est évident que seule une réponse positive pourrait me permettre de requérir la peine maximale", a alors argué le procureur.

Il présente " pour moi le profil le plus inquiétant ", a démarré le procureur, évoquant "un personnage qui fait froid dans le dos". Youssef Aït Boulahcen est "quelqu'un qui adhérait parfaitement à l'idéologie de l'État islamique", a estimé le procureur.

Au total, les tueurs du 13-Novembre étaient au nombre de dix: trois au Bataclan, tués sur place; quatre au Stade de France, dont Salah Abdeslam, actuellement jugé à Bruxelles; et trois qui avaient tiré sur des terrasses de café au cœur de Paris. Il a cherché également à se faire passer pour un musulman modéré, ce qui n'a pas convaincu.

Pendant l'assaut du Raid, il avait fait un montage avec un portrait de son cousin et des images de l'opération de police avec le message: "Qu'Allah le préserve ". Les plaidoiries des avocats de la défense ont ensuite débuté avec Me Lastelle, avocat de Youssef Aït Boulahcen.

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