Vers la semaine à 28h — Allemagne

06 Février, 2018, 16:13 | Auteur: Aubrey Nash
  • En Allemagne les salariés de la métallurgie pourront passer à la semaine de 28 heures mais sans compensation financière

L'accord trouvé en Allemagne sur la semaine de 28 heures dans la métallurgie n'est "pas transposable en France", a estimé le président du Medef, Pierre Gattaz, qui salue régulièrement le modèle économique allemand.

"Ce qui est important, c'est de le faire collectivement, et je pense que c'est là que le projet européen devient extrêmement important", a-t-il jugé, appelant à "une convergence sur le plan fiscal et sur le plan social".

Avec son nouvel outil de pression - les journées de débrayage - le syndicat IG Metall a arraché au patronat un accord sur la réduction du temps de travail et une augmentation salariale.

Qui pourra bénéficier de cette réduction de temps de travail?

Le bras de fer dans la métallurgie et l'électronique aura finalement porté ses fruits: après trois mois de négociations avec les employeurs, les salariés du secteur ayant au moins deux ans d'ancienneté ont obtenu le droit, dans la nuit du 5 au 6 février, de réduire leur temps de travail à 28 heures par semaine à partir de 2019. Une fois cette période terminée, ils auront la garantie de retrouver leur poste à temps plein. Ce qui leur permettra de compenser indirectement leur temps partiel, s'ils passent en 28h. De plus, seules quelques catégories d'employés seront concernées: les salariés s'occupant d'une personne âgée, ceux qui ont de jeunes enfants et le personnel aux " trois-huit " souhaitant alléger ses horaires.

Il s'agit d'une avancée pour le syndicat de branche IG Metall, qui défendait davantage de flexibilité pour les salariés dans la définition de leur temps de travail.

L'accord négocié entre les représentants d'IG Metall et de la fédération patronale régionale Südwestmetall prévoit notamment une augmentation de 4,3% des salaires en avril et une hausse d'autres éléments de rémunération étalée sur 27 mois, a précisé devant la presse Roman Zitzelsberger, dirigeant d'IG Metall dans le Bade-Wurtemberg.

Recommande: