Le conseil d'Etat confirme l'annulation du contrat d'affichage à Paris — JCDecaux

06 Février, 2018, 16:12 | Auteur: Aubrey Nash
  • Mobilier urbain JC Decaux

Le marché qui prévoyait une partie de panneaux avec écrans numériques, avait été annulé pour non-respect des règlements locaux en matière de publicité numérique. Nouvelle démonstration de "l'amateurisme juridique" que l'opposition reproche à Anne Hidalgo?

Le Conseil d'Etat a validé lundi l'annulation par le tribunal administratif d'un contrat provisoire avec JCDecaux, via sa filiale Somupi, sur les panneaux publicitaires de la Ville de Paris, qui était contesté par des concurrents. La société Somupi a été désignée, le 28 mars 2017, attributaire de la concession de services.

Comme le précédent contrat devait s'interrompre au 31 décembre, l'exécutif parisien avait jugé nécessaire de faire voter un contrat "transitoire" pour une durée prévue entre le 17 décembre 2017 et le 13 août 2019, en invoquant des raisons de "continuité du service d'information municipale".

Le tribunal administratif avait déjà cassé ce marché en décembre 2017, alors qu'un premier contrat de mobilier urbain de la Ville de Paris avait été annulé en avril 2017 par la même instance, une décision confirmée par le Conseil d'Etat en septembre dernier.

Exterion Media France prend acte de la décision du Conseil d'Etat et Jean-François Curtil, Président Directeur Général, déclare: "Nous avons alerté la Ville de Paris à plusieurs reprises sur les risques encourus et notamment au travers de notre lettre ouverte publiée en novembre dans les grands médias de presse quotidienne".

"La ville de Paris, d'une part, et la société Somupi, attributaire de la concession, d'autre part, ont formé des pourvois en cassation devant le Conseil d'État contre ces ordonnances". Des panneaux publicitaires feront leur réapparition dans le courant de l'été 2019.

De leur côté, Les Républicains ont critiqué " l'étonnante désinvolture de la maire de Paris dans un domaine, celui des marchés publics, où s'impose la plus extrême rigueur", soulignant un manque à gagner de 40 millions, " soit l'équivalent de 1.000 places en crèche ".

Les 1.630 panneaux d'affichage concernés devront être démontés dans l'attente de l'organisation d'un nouvel appel d'offres, a indiqué une porte-parole du groupe à l'agence Agefi-Dow Jones.

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