Deux patrons de Bosch à l'usine aujourd'hui

27 Janvier, 2018, 10:39 | Auteur: Aubrey Nash
  • Rodez les salariés de Bosch dans l'incertitude

Le directeur de l'usine, Olivier Pasquesoone, a annoncé dans l'après-midi un investissement potentiel de 14 millions d'euros mais à la condition d'obtenir des salariés la signature d'un accord de compétitivité.

L'intersyndicale du site Bosch de Rodez, spécialisé dans les moteurs diesel, s'est déclarée vendredi "très pessimiste", affirmant que la direction ne s'était engagée ni sur la production ni sur le maintien du personnel. "Une évolution du marché qui oblige le site à envisager de nouveaux débouchés en plus d'une modernisation de la production actuelle", a déclaré Olivier Pasquesoone. "Uwe Gackstatter sera à l'usine afin de présenter la vision sur laquelle le groupe souhaite s'appuyer pour assurer la pérennité du site aveyronnais", a annoncé la direction de Bosch. Un accord de compétitivité pour préserver les emplois Pour Heiko Carrié, président de Bosch France et Bénélux, les négociations pour obtenir des salariés un accord de compétitivité ont pour but de conserver un "maximum d'emplois".

"Le taux d'équipement en véhicules diesels en France a chuté de 73% en 2012 à 47% fin 2017. L'objectif est d'identifier des activités complémentaires au sein ou à l'extérieur de la société", détaille le communiqué publié par Bosch vendredi 26 janvier au sujet de l'usine de Rodez.

C'était une journée à la fois attendue et redoutée pour les 1 600 salariés de l'entreprise Bosch installée à Rodez, qui fait vivre tout un territoire (10 000 emplois indirects).

L'équipementier allemand doit moderniser ses lignes de production pour pouvoir fabriquer des injecteurs diesel pour les mettre à la norme automobile Euro 7 qui entrera en vigueur dès 2020.

L'intersyndicale de l'usine Bosch de Rodez a mis récemment l'État en garde face au "désastre économique" que représenterait la fermeture de ce site, où entre 300 à 800 emplois sont menacés à court terme, selon elle. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait annoncé le 19 janvier qu'il allait demander au PDG de l'équipementier "un nouvel investissement " dans l'usine de Rodez.

La "filière diesel" emploie directement 12.000 personnes en France.

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