La BCE maintient ses taux et son programme de soutien à l'économie

26 Janvier, 2018, 02:09 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le QE na pas pour objectif de faire varier leuro Draghi | Crédits

Mais cette avance a ensuite été freinée par la poursuite de l'appréciation de l'euro face au dollar, dans le sillage de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré mercredi que la baisse du dollar était une bonne chose pour le commerce américain, tandis que son homologue au Commerce, Wilbur Ross, a dit que "les troupes américaines arrivaient désormais au pied des remparts" dans la guerre commerciale internationale.

Il a appelé lors d'une conférence de presse à la retenue, au lendemain de l'éloge surprise du "dollar faible" par l'administration américaine, en rappelant les engagements multilatéraux à ne pas manipuler les changes. "Mais sans doute pas dans la direction voulue", a commenté Cartsen Brzeski, économiste chez ING.

"La sortie progressive des mesures accommodantes du côté de la BCE et les tentatives américaines pour affaiblir le dollar afin de repousser l'inévitable ralentissement économique vont certainement compliquer la tâche de l'Italien (Mario Draghi, ndlr) pour ses derniers mois à la présidence de la BCE", a-t-il estimé.

Il confirme aussi que les achats nets d'actifs, au nouveau rythme mensuel de 30 milliards d'euros, devraient être réalisés jusque fin septembre 2018 ou au-delà, si nécessaire, et, en tout cas, jusqu'à ce qu'il observe un ajustement durable de l'évolution de l'inflation conforme à son objectif.

Cela a déjà poussé Mario Draghi, le président de la BCE, à laisser dans le flou le calendrier des prochains tours de vis monétaire, soit l'abandon du "QE" suivi, "bien après", par un premier relèvement de taux. "La réponse est non, pas encore", a martelé M. Draghi.

Il a en effet augmenté de 0,6% en rythme séquentiel, après +0,5% en novembre (chiffre révisé de +0,4%) et +1,2% en octobre. "Cette séquence est gravée dans le marbre", estime M. Bokobza. La BCE a toujours indiqué vouloir d'abord en finir avec son programme de rachat massif de dette, puis marquer une pause avant de remonter ses taux. "Nous pensons que c'est le prix à payer pour les changements de communication qui semblent inévitables cette année", a commenté Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet Wealth Management. "Nous regardons l'inflation, c'est notre principal sujet de préoccupation", a répondu Mario Draghi, interrogé par les journalistes. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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