Jérusalem: la décision de Trump pousse les Palestiniens vers la lutte armée

26 Janvier, 2018, 01:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Jérusalem: la décision de Trump pousse les Palestiniens vers la lutte armée

Après avoir déjà ulcéré les Palestiniens en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump a encore monté le ton jeudi en menaçant de couper net l'aide américaine s'ils ne revenaient pas aux négociations de paix.

'Nous allons au forum économique de Davos (.) pour dire au monde que l'Amérique est ouverte aux affaires', avait déclaré mardi Gary Cohn, conseiller économique de M. Trump, lors d'un point à la presse sur le programme du président. Avant de mettre en garde: "Nous leur avons donné des centaines de millions" et "cet argent ne leur sera plus versé à moins qu'ils ne s'assoient et négocient la paix".

"Il y a des gens qui n'y croient pas, mais je peux vous dire que j'ai un immense respect pour la Première ministre et le travail qu'elle fait", a encore déclaré Donald Trump.

Les dirigeants palestiniens avaient refusé de voir le vice-président américain qui a effectué une courte tournée en Egypte, Jordanie et Israël du 20 au 23 janvier.

Son secrétaire au trésor, Steven Mnuchin, risque d'avoir tendu un peu plus l'atmosphère avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, en soulignant à Davos qu'un 'dollar plus faible' était bon pour les Etats-Unis. "Nous avons retiré Jérusalem (des pourparlers), donc nous n'avons plus à en discuter", a martelé Donald Trump jeudi à Davos.

"Nous avons une proposition de paix".

Le Premier ministre israélien a estimé que les Palestiniens devraient avoir les moyens de gouverner eux-mêmes, mais pas ceux de menacer l'Etat hébreu. "S'ils le souhaitent, tout le monde sera satisfait au final", a-t-il conclu. Pourtant, Trump avait juré, lors de son allocution historique du 6 décembre, que la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël ne préjugeait ni des contours ni du statut de la Ville sainte au terme des négociations.

Depuis, 18 Palestiniens et un Israélien ont été tués dans des violences.

La représentante américaine à l'ONU Nikki Haley s'en est pris jeudi à lui, l'accusant de manquer de courage.

Benjamin Netanyahu a de son côté affirmé qu'aucun accord de paix ne pourrait se faire sans la médiation des Etats-Unis.

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