Le gouvernement rejette les "mensonges" américains sur les armes chimiques — Syrie

25 Janvier, 2018, 01:15 | Auteur: Lynn Cook
  • CLEMENS BILAN  AFP  Archives

Vingt-quatre pays ont lancé mardi à Paris une initiative contre les attaques chimiques en Syrie dont le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a accusé la Russie, alliée de Damas, de porter la responsabilité. Ce sont des petites entreprises qui se présentent comme distributeurs de métaux ou d'électronique, voire de simples boîtes aux lettres.

La réunion, précise-t-on au Quai d'Orsay, s'inscrit dans une démarche visant à " trouver les voies et les moyens d'une véritable transition politique avec l'appui à la fois des grandes puissances, essentiellement du P5, et des pays de la région directement impliqués parce que nous avons constaté qu'il était extrêmement difficile de parvenir depuis l'intérieur du système syrien à un plan de paix ".

La publication de cette liste noire, pour limitée qu'elle soit, est la première initiative du " Partenariat international contre l'impunité d'utilisation d'armes chimiques " lancé par la France afin de collecter et partager des informations pour permettre, à terme, de lancer des poursuites. De manière un peu plus globale, celui-ci a également souligné l'incapacité de Moscou à résoudre le problème de l'arme chimique en Syrie, et ce, malgré la signature d'un accord en 2013 portant sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

Rex Tillerson s'est entretenu mardi à Paris avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu, mais rien n'a filtré de leur rencontre.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le pouvoir de Bachar al-Assad a été accusé à plusieurs reprises par des enquêteurs de l'ONU d'avoir eu recours au gaz de chlore ou au gaz sarin lors d'attaques chimiques parfois meurtrières.

La France, qui estime qu'au moins 130 attaques chimiques ont été commises en Syrie ces cinq dernières années, vient de geler des avoirs de 25 entreprises et individus soupçonnés d'approvisionner le CERS, le laboratoire syrien en charge des programmes chimiques.

"La situation actuelle ne peut plus durer", a-t-il martelé, déplorant l'impossibilité "de bâtir un consensus international condamnant la Syrie au Conseil de sécurité et à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)".

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