Air France ne vérifie plus l'identité des passagers avant l'embarquement

24 Janvier, 2018, 11:42 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le nord-est de l'Amérique continue de grelotter mais le dégel est en vue

Air France a donc arrêté, ce lundi 18 janvier, de demander aux voyageurs leurs cartes d'identité ou leurs passeports, au départ de ses vols au départ de la France, et à destination de la France ou de l'un des pays de l'espace Schenghen, qui compte 26 Etats d'Europe.

#Securité#Aeroport Navette #Airfrance de 6h30 entre @Paris et #Nice06: plus de contrôle d'identité.

Mais accéder à la demande du maire de Nice serait en fait une entorse aux législations relatives à la libre-circulation des biens et des personnes dans l'espace Schengen, selon la compagnie aérienne. "D'abord, il ne s'agit pas d'un contrôle d'identité", a-t-il expliqué sur Europe 1. Cette règle étant liée à l'état d'urgence, qui a pris fin le 1er novembre, elle n'a désormais plus cours. En clair, il s'agissait jusqu'à présent de vérifier simplement que le nom sur votre carte d'identité correspondait à celui sur votre billet. "La deuxième chose, c'est que les personnes qui se présentent à la porte d'embarquement sont censées être sécurisées, puisqu'elles sont passées à l'inspection-filtrage et qu'elles ont subi les contrôles habituels, c'est-à-dire un contrôle de leur bagage cabine au rayon X et parfois un contrôle d'éventuelles traces d'explosifs", a expliqué le directeur de la sûreté aérienne d'Air France, Gilles Leclair, interrogé par la radio. Cette mesure inquiète le syndicat des pilotes de la compagnie française. "Heureusement, les bagages sont filtrés mais globalement, vous pouvez très bien avoir un passager dans l'avion qui a fait acheter son billet par quelqu'un d'autre pour de mauvaises raisons". "Il suffit qu'il échange son billet avec quelqu'un d'autre, et vous ne pourrez pas le repérer et savoir où il est allé". Le responsable de la sécurité balaie en outre les risques que l'absence de ce dernier contrôle puisse favoriser une action terroriste: "Si c'est un djihadiste qui essaie de brouiller les pistes, ce n'est quand même pas Air France qui est chargé de la lutte antiterroriste!"

Une invitation, pas une obligation.

La procédure est obsolète, assure de son côté la compagnie. Air France a donc tranché.

Cela dit, certaines autres compagnies aériennes peuvent conserver ces vérifications de concordance à l'embarquement, comme le rappelle le site de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Recommande: