"RDC: "inquiétudes sur la détention au " secret " de cinq militants pro-démocratie

22 Janvier, 2018, 01:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Outre les 5 morts la Mission des Nations unies a dénombré 33 blessés et 69 arrestations

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a déjà indiqué qu'elle enverrait dimanche des "observateurs" pour rapporter "d'éventuelles violations des droits de l'homme" lors de ces marches dans les principales villes de RDC. Le décès a été confirmé par le père de la jeune fille qui dit être officier de police. Les autorités voudraient imposer un couvre-feu à Mbuji Mayi au Kasaï (centre), selon la Monusco. Toujours selon elle, près de 70 personnes ont été arrêtées.

Les responsables de ce comité (dramaturge, professeurs d'université, activistes...) demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu'il ne sera pas candidat à un troisième mandat comme le prévoit la Constitution. Dans le centre de Kinshasa après la messe, plusieurs centaines de personnes avec des rameaux et des bibles ont marché sur deux kilomètres entre la paroisse Christ-Roi vers la place victoire avant de se heurter aux forces de l'ordre.

Interdite, leur précédente tentative de marche le 31 décembre à la sortie des messes dans les 160 paroisses de Kinshasa avait été dispersée par les forces de sécurité. Les marcheurs portaient des crucifix et des chapelets et chantaient en lingala "Maman Marie, viens sauver le pays". D'abord inactive, la police a tiré des gaz lacrymogènes avant d'essuyer des jets de pierres dans une situation qui restait volatile, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Goma, dans l'est, des fidèles ont également été dispersés par la police à coup de gaz lacrymogènes en sortant de la cathédrale, selon un correspondant de l'AFP. "Demain (dimanche), nous allons nous déployer pour empêcher toute marche dans la ville de Kinshasa", a-t-il indiqué à l'AFP. Le président de l'épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi, est originaire de Kisangani. Le 31 décembre, la dispersion d'une première "marche pacifique" avait fait six morts, dont cinq à Kinshasa, d'après les Nations unies et la nonciature apostolique.

La RDC interdit toute manifestation depuis les journées sanglantes de septembre 2016, juste avant l'expiration du deuxième et dernier mandat du président Kabila le 20 décembre 2016. L'accord prévoyait des élections fin 2017 au plus tard.

Le deuxième et dernier mandat du Président Kabila a pris fin il y a un an, mais l'élection présidentielle initialement prévue le 20 décembre 2016 a été repoussée sine die, ce qui lui permet de se maintenir au pouvoir jusqu'à présent.

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