Vinci : L'Etat défendra ses intérêts avec Vinci sur Notre-Dame-des-Landes

19 Janvier, 2018, 02:10 | Auteur: Aubrey Nash
  • En abandonnant le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Après 50 ans de lutte acharnée, le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes a été annulé mercredi 17 janvier par le premier ministre Edouard Philippe. Même si beaucoup de questions, notamment financières restent à régler, comme l'agrandissement de l'aéroport existant, on peut parler d'une victoire pour le ministre de l'environnement et de la transition énergétique, Nicolas Hulot, qui se disait opposé à ce projet du "20e siècle, ruineux, inhumain et inutile".

"Nous répétons ce que nous avons dit hier, Vinci se tient à la disposition de l'Etat", a-t-il dit, ajoutant que tout autre commentaire était "prématuré".

" On note pour la première fois qu'une partie des sympathisants d'En Marche ne sont pas unanimes derrière le président et le premier ministre", souligne le politologue. "Je suis convaincu que c'est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue".

Après l'abandon du projet, le gouvernement veut maintenant un retour rapide à l'Etat de droit sur la zad: à commencer par le rétablissement de la circulation sur la route départementale RD281 qui traverse la zone et qui était fermée, semée d'obstacles, depuis 2012. Mais en attendant huit mois pour agir, et en prenant une décision contraire à tous les engagements pris jusqu'alors, il a fait le choix du crash aérien plutôt que de tenter de rentrer à bon port. Et les conséquences de cette décision ne s'arrêteront certainement pas à la région de Nantes.

Les rapporteurs de la médiation avaient estimé qu'un abandon du projet pourrait contraindre l'État à indemniser Vinci jusqu'à 350 millions d'euros. "Une décision qui réjouit les habitants.es de la ZAD". A Nantes, environ 500 personnes ont fêté la décision en défilant dans le centre ville en scandant: " Ce n'est qu'un début, continuons le combat! Là où les partisans du nouvel aéroport misaient tout sur le trafic au départ de Nantes, l'ex-maire du Havre opte pour une répartition des passagers entre Nantes-Atlantique et celui de Rennes-Saint Jacques: l'aérogare breton devrait bientôt être agrandi.

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