Études après le bac : tout savoir sur Parcoursup, le successeur d'APB

15 Janvier, 2018, 01:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Orientation : Parcoursup remplace l'APB

Ils recevront les réponses à partir de mai. Idéalement, le ministère aimerait que 70% des réponses tombent avant les épreuves écrites du baccalauréat. À partir du 26 juin s'ouvrira la procédure complémentaire, qui servira aussi aux lycéens non satisfaits des réponses qu'ils ont reçu. Dans le même temps, pendant la deuxième quinzaine du mois de mars, le conseil de classe du 2ème trimestre des élèves de terminale examinera leurs voeux: chacun d'entre eux sera appréciés par les professeurs sur une "fiche avenir", envoyée ensuite aux formations envisagées.

Pour chaque vœu, il devra faire état de sa motivation. En guise de filet de sécurité, si le lycéen ne candidate qu'à des filières sélectives ou seulement à des facs hors de son académie, risquant ainsi de se retrouver sans proposition, la plateforme l'en informera via une série de messages. Par exemple, une licence d'informatique pour toutes les universités d'une seule académie, ce qui lui laissera plus de chance d'obtenir une formation dans la filière de son choix. A partir de mai, le candidat recevra une alerte lorsqu'il aura une ou des réponses: " Oui, Oui si, en attente " pour les filières non sélectives (licences générales).

C'est la grande nouveauté du dispositif, qui vise à supprimer le tirage au sort (lorsque le nombre de candidats dans une filière excédait le nombre de places) et réduire le taux d'échec en première année. Mais contrairement à APB, il n'y aura plus de classement (d'ordre de priorité) à effectuer: en contrepartie, chacun des voeux du lycéen devra être justifié dans une rubrique dédiée, "projet de formation modifié". "Un "oui" signifiera qu'il est accepté, un "oui si" qu" il est accepté mais à certaines conditions (comme un stage de remise à nouveau ou un parcours spécifique), un "en attente" que des places peuvent encore se libérer mais que rien n'est sûr, et un "non" qu'il n'est malheureusement pas pris. En pratique, tout amène à penser que c'est plutôt un système opaque et injuste qui sera mis en place. C'est lui qui fixera et contrôlera les capacités d'accueil des universités.

"Mobilisé dès le mois de mai", selon le ministère, il sera chargé de "trouver une place à tout le monde".

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