Accord nucléaire Iran : levée des sanctions maintenues, selon une source

13 Janvier, 2018, 08:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Accord nucléaire Iran : levée des sanctions maintenues, selon une source

Ces nouvelles mesures punitives, techniquement indépendantes de l'accord nucléaire, sont notamment justifiées par la répression contre les récentes manifestations - dans lesquelles 21 personnes auraient été tuées et quelque 4000 arrêtées - et par le soutien au Hezbollah libanais, actif en Syrie au côté de la Russie, de l'Iran et du président Bachar el-Assad.

Selon le premier haut responsable de l'administration américaine, Donald Trump veut que l'accord "complémentaire " censé être conclu avec les Européens soit permanent et permette aux signataires de réimposer des sanctions contre l'Iran s'il n'en respecte pas les termes, même si Téhéran ne participera pas à sa rédaction contrairement au texte de 2015. Mais ils ont aussi évoqué les nombreux autres sujets de contentieux - partagés avec Washington - contre Téhéran.

Veuillez vous connecter pour lire l'intégralité.

Tout en maintenant la levée des sanctions, Donald Trump a décidé d'imposer de nouvelles sanctions ciblées contre l'Iran, indique-t-on à Reuters.

Parallèlement, les partenaires européens des Etats-Unis ont multiplié les pressions pour convaincre Donald Trump de ne pas torpiller l'accord de Vienne. Ce pacte "rend le monde plus sûr et empêche une course à l'armement nucléaire potentielle dans la région", a martelé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

" Nous pensons que c'est un succès diplomatique considérable", a conclu son collègue britannique Boris Johnson". La Maison-Blanche se retient de "dé-certifier" que l'Iran ne respecte pas ses obligations nucléaires, ce qui contredirait les rapports de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), chargée de mener les inspections. Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel s'est prévalu à la sortie de la réunion d'un accord de principe de la part de Mohammad Javad Zarif pour commencer un " dialogue ".

"Mais ça ne signifie pas que nous cachions les autres points de désaccord qui existent", a ajouté le ministre français, en rappelant -comme tous les autres intervenants- les préoccupations sur le développement par l'Iran de missiles balistiques et son rôle jugé néfaste dans plusieurs conflits de la région. "Ceci n'a rien à voir avec l'accord nucléaire [.] mais il y a un besoin urgent de le faire ". Une loi, adoptée à l'époque par le Congrès républicain pour contraindre Obama, fait obligation au président de confirmer tous les trois mois la validité de l'accord.

Emmanuel Macron a également abordé le dossier nord-coréen suite à sa visite d'Etat en Chine.

Lors de l'échéance subséquente, en octobre, il a cependant refusé de le faire, en plaidant que l'accord n'était pas dans l'intérêt national des Américains et que l'Iran n'en respectait pas " l'esprit ".

Recommande: