Nucléaire iranien : Macron souligne "l'importance du respect" de l'accord à Trump

12 Janvier, 2018, 14:55 | Auteur: Lynn Cook
  • Nucléaire iranien : Macron souligne

En vertu des accords de Vienne, l'Iran accepte la surveillance internationale de ses activités et installations nucléaires en échnage d'une levée des sanctions que lui imposaient l'Europe et les États-Unis.

Donald Trump, qui est un adversaire avoué de cet accord, âprement négocié pendant plus de deux ans entre l'Iran et l'Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, a refusé en octobre dernier de " certifier " que Téhéran en respectait les termes.

D'après la même source, il pourrait cependant imposer des sections concernant des éléments qui ne sont pas couverts par l'accord, comme sur le respect des droits de la personne ou le soutien qu'apporte Téhéran à des groupes extrémistes à l'étranger.

La décision devait être finalisée lors d'une ultime réunion de son conseil de sécurité, jeudi après-midi, où son conseiller à la sécurité, H.R. McMaster, son secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et le secrétaire d'Etat Rex Tillerson sont favorables au maintien de la suspension des sanctions. Mais ils ont aussi évoqué les nombreux autres sujets de.

"Nous pensons que c'est un succès diplomatique considérable, c'est un moyen d'empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaire et l'Iran respecte cet accord d'après l'Agence intertaionale de l'énergie atomique (AIEA)", a souligné M. Johnson.

Le président américain a réuni jeudi ses principaux conseillers pour décider de réimposer ou non des sanctions économiques contre l'Iran, une décision très attendue et qui pourrait torpiller l'accord nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, défendu notamment par l'UE.

" Ce texte est essentiel et il n'a pas d'alternative ", soulignait quant à lui le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, estimant qu'il n'existait pas, pour les Etats-Unis non plus, de " raison particulière " de le remettre en question. Le journaliste de conclure: "les Européens cherchent à lui démontrer qu'il existe une troisième voie permettant à la fois de sauver l'accord et d'éviter une confrontation avec l'Iran" [L'Orient-le Jour]. Ainsi, Mohammad Javad Zarif a mis en garde: "tout acte qui sape l'accord nucléaire est inacceptable".

"Si l'on veut construire un soutien mondial à cet accord, il faut clairement que l'Iran montre qu'il peut se comporter en bon voisin dans la région", a commenté M. Johnson. Ils ont dit avoir obtenu " un accord de principe " de Muhamad Zarif pour entamer un dialogue sur ces questions... "Nous avons décidé aujourd'hui que nous discuterions sur ces sujets contentieux, en commençant par le Yémen. Ceci n'a rien à voir avec l'accord nucléaire (.) mais il y a un besoin urgent de le faire", a-t-il expliqué.

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