Catherine Deneuve lynchée après avoir dénoncé un extrémisme féministe — France

12 Janvier, 2018, 15:25 | Auteur: Sue Barrett
  • Catherine Deneuve lynchée après avoir dénoncé un extrémisme féministe — France

Interrogée sur France Culture, mercredi, Marlène Schiappa refuse de signer ce texte, pas plus que la contre-tribune rédigée par la militante féministe Caroline de Haas.

Sur Twitter, nombreuses ont été celles à dénoncer l'amalgame douteux que font les signataires de la tribune entre la séduction et ce qui relève clairement du harcèlement.

"La première tribune du Monde est une espèce de pot-pourri".

"A chaque fois que les droits des femmes progressent, que les consciences s'éveillent, les résistances apparaissent". En général, elles prennent la forme d'un "c'est vrai, certes, mais..."

Elles se sont inquiétées, dans une tribune parue dans "le Monde ", "de ne plus pouvoir rien dire", de "ne plus pouvoir draguer", elles développent leurs doutes quant à la libération de la parole qui a suivi l'affaire Weinstein, avec les mots d'ordre #MeToo et #BalanceTonPorc, dénonçant le puritanisme qui entoure ces mouvements.

Marlène Schiappa ne s'arrête pas là, revenant sur la part de "fantasme" présente dans le texte, quand ses auteures dénoncent une "justice expéditive" qui a sanctionné des hommes "dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, etc. alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou". "Les violences pèsent sur les femmes", leur répondent-elles.

Alors, est-il réellement devenu impossible de draguer? "Les signataires se trompent ". Cette fièvre à envoyer les 'porcs' à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires. "Personne ne peut dicter à une autre femme son ressenti". "Les femmes sont donc désignées comme responsables de ne pas être agressées", déplorent-elles. "Nous avons le droit fondamental de vivre nos vies en sécurité". "Et qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries".

"Or c'est là le propre du puritanisme que d'emprunter, au nom d'un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie ", indiquent les signataires. "Et nous considérons qu'il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu'en s'enfermant dans le rôle de la proie", concluent les activistes. Toutes ou presque se revendiquent féministes. Nous n'avons pas honte. Mais les confondre, c'est participer à la normalisation de la violence sexuelle.

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