Une loi pour expulser les migrants antijuifs et antisionistes — Allemagne

11 Janvier, 2018, 08:01 | Auteur: Aubrey Nash
  • La chancelière Angela Merkel et le chef du SPD Martin Schulz dimanche 7 janvier à Berlin

L'Alliance conservatrice de la chancelière Angela Merkel a entamé cette semaine des pourparlers avec le Parti social-démocrate (SPD) de Martin Schulz, dans un effort de dernière minute pour former un gouvernement de coalition après des mois d'incertitude politique et d'impasse.

Les élections législatives de septembre, marquées par une percée de l'extrême droite et un repli des partis établis, n'ont pas permis de dégager une majorité évidente à la chambre des députés. "Nous allons travailler de manière rapide et intensive", a déclaré Mme Merkel à la presse avant la rencontre, indiquant qu'elle avait conscience qu'il y avait beaucoup à faire, mais qu'elle était "optimiste" quant à la possibilité d'un accord.

La CSU est engagée dans une campagne électorale en vue d'un scrutin régional capital pour elle dans son fief bavarois à l'automne, où sa majorité absolue est mise en danger par la poussée du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Victorieux, mais avec un score très décevant, la chancelière au pouvoir depuis douze ans et son camp démocrate-chrétien ont d'abord essayé de former un gouvernement avec les libéraux et les écologistes, mais sans succès finalement.

Du coup, ses dirigeants multiplient les exigences pour durcir la politique d'accueil des demandeurs d'asile.

"Les temps ont changé et cette nouvelle époque appelle une nouvelle politique". Le SPD veut au contraire un assouplissement sur le regroupement familial.

"Alors que l'éducation et le travail préventif sont importants, l'Etat doit être capable de brandir la menace ultime de la déportation", a-t-il dit.

Or, en cas d'accord préliminaire avec la CDU, le parti devrait obtenir l'accord de ces militants, qui se réuniront en congrès le 21 janvier, pour poursuivre le processus.

Horst Seehofer, président de l'Union chrétienne-sociale (CSU), parti qui représente l'Union chrétienne démocrate (CDU) d'Angela Merkel en Bavière, a dit pour sa part qu'il avait "bon moral" en ce début des discussions.

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