Vidéo - Manifestations en Tunisie contre la vie chère

10 Janvier, 2018, 01:06 | Auteur: Lynn Cook
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Les violentes protestations qui ont éclaté lundi dans plusieurs régions de Tunisie, dénonçant la cherté de la vie et le chômage chronique dans le pays, ont fait au moins un mort parmi les protestataires.

La veille, une manifestation pacifique avait eu lieu dans cette ville contre la hausse des prix, après l'entrée en vigueur d'un budget d'austérité augmentant la TVA et les contributions sociales.

Mardi à Tunis, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes dans deux quartiers ainsi que contre une foule qui envahissait un supermarché de la chaîne Carrefour, a rapporté un témoin.

Selon le ministère de l'Intérieur, 44 personnes ont été interpellées à travers le pays pour port d'armes blanches et divers faits de violence. Selon son porte-parole Khlifa Chibani, il souffrait de "problèmes respiratoires". "Aujourd'hui, nous avons une réunion avec les partis d'opposition pour coordonner notre mouvement, mais nous resterons dans la rue et nous allons manifester encore plus fort jusqu'à ce que cette loi de finances injuste soit retirée", a dit à la presse le porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami. Mais on a aussi l'obligation de travailler pour que l'économie tunisienne soit une économie saine.

Confronté à la baisse de la fréquentation touristique et des investissements étrangers, le gouvernement tunisien dit n'avoir d'autre solution que ces hausses de prix pour tenter de réduire le déficit public et satisfaire aux exigences des partenaires financiers de Tunis, Fonds monétaire international (FMI) en tête qui a négocié l'an dernier une ligne de crédit de 2,8 milliards de dollars en échange de réformes économiques. En effet, depuis le 1er janvier, une série de hausses des prix frappant notamment le gasoil, les voitures ou encore les services de téléphonie et d'accès à internet a été décidée dans le cadre de la loi de finances pour 2018.

La chute du dinar tunisien, qui est passé lundi pour la première fois au-dessus du seuil symbolique de trois dinars pour un euro, accentue les difficultés.

Plusieurs autres villes tunisiennes ont également été le théâtre de heurts nocturnes qui interviennent alors que de vives revendications sociales se font entendre en Tunisie, notamment contre des mesures d'austérité prévues par le gouvernement. Admettant le droit de ses compatriotes à manifester, il a en revanche déclaré que les violences étaient inacceptables.

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