PSA souhaite supprimer 2200 emplois en France — Rupture conventionnelle collective

10 Janvier, 2018, 00:21 | Auteur: Aubrey Nash
  • PSA souhaite supprimer 2200 emplois en France — Rupture conventionnelle collective

A l'issue d'une réunion de négociation organisée le 9 janvier au siège de l'entreprise de prêt-à-porter féminin Pimkie, les syndicats ont rejeté le projet de rupture conventionnelle collective soumis la veille par la direction.

Même si les ruptures conventionnelles sont conditionnées à la signature d'un accord majoritaire avec les syndicats, "il y a sans doute des boîtes où les rapports de force entre salariés et patronat sont un peu difficiles (.) il y a des représentants de salariés qui peuvent subir des pressions, avec la menace qu'il y ait plus de licenciements demain", a-t-il insisté.

Dans le détail, 900 autres emplois devraient être supprimés grâce au dispositif d'aménagement de fin de carrière, aussi appelé congés senior, contre 1 170 en 2017.

Autorisées par les ordonnances sur la réforme du Code du travail, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) sont moins longues, moins coûteuses et moins contraignantes (le motif économique n'est pas nécessaire) pour l'employeur.

La direction du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) réunit mardi les syndicats pour "discuter" de la gestion des emplois en 2018, un dispositif "qui s'inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en place en 2017" (mobilités internes, recrutements, départs volontaires, alternance), explique-t-elle dans un communiqué.

La rupture conventionnelle collective est-elle un plan social déguisé? Lors d'un comité central d'entreprise, ce lundi au siège de Pimkie à Villeneuve d'Ascq près de Lille, la direction de la société a confirmé vouloir supprimer via cette procédure un maximum de 208 postes sur un effectif total de 1.900 salariés dans l'Hexagone. Dans le cas d'une RCC, ils ne bénéficient pas de la priorité à l'emploi.

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