Des tirs entendus de nouveau à Bouaké — Côte d'Ivoire

07 Janvier, 2018, 18:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Un convoi d'unités des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, le 20 avril 2011 à Abidjan

À en croire le site de Jeune Afrique, ces hostilités ont opposé les militaires ivoiriens et hommes du Centre de coordination des opérations décisionnelles (CCDO) "autour du troisième bataillon militaire d'infanterie, situé dans le quartier Sokoura, au nord de la ville", faisant un blessé grave.

Au cours de la dispute qui a suivi, des coups de feu ont été tirés par les protagonistes, provoquant le décès par balles du sergent DEMBELE Yacouba et faisant un blessé.

Le ministère de la défense a annoncé " une enquête pour cerner les contours de ces événements qui mettent à mal la nécessaire fraternité d'armes devant exister entre tous les membres des Forces de défense et de sécurité ".

L'Etat-major général a dépêché un officier supérieur à Bouaké pour apaiser les esprits dans les deux camps. "Il nous revient de façon récurrente qu'un élément du CCDO a essuyé un tir". Il n'y a pas de raison de le faire. "Nous demandons à notre tutelle de mettre tous les corps en uniforme sur le même pied d'égalité pour éviter des frustrations", a expliqué un soldat du 3e bataillon militaire.

Jeudi, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko a affirmé que le gouvernement ne va " pas tolérer d'indiscipline " dans l'armée, après que le chef d'état-major des armées, le général Sékou Touré, a exprimé " le profond regret et la grande amertume des Forces de défense et de sécurité (pour) les épisodes regrettables " des mutineries de janvier et mai 2017, à une cérémonie de présentation de vœux au président Alassane Ouattara. Cette crise a terni l'image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011.

Fin décembre, un millier de militaires ont quitté l'armée dans le cadre d'une réforme. Les experts estiment qu'une armée doit avoir 20 à 30% de sous-officiers et 65 à 70% de militaires du rang.

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