Les nationalistes saluent un premier échange "constructif" avec le gouvernement — Corse

06 Janvier, 2018, 01:49 | Auteur: Lynn Cook
  • Corse: Simeoni et Talamoni reçus par Edouard Philippe le 22 janvier

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse; Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur et chargée du dossier corse; et Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, le 5 janvier 2018 à Ajaccio. Les deux dirigeants ont salué à Ajaccio un "déblocage" dans les discussions, après un premier dialogue qu'ils ont qualifié de "constructif".

A la question d'un journaliste, lors d'un point-presse, "le déblocage constitutionnel n'inclut donc pas la question de la langue corse?", Jacqueline Gourault a répondu: "non, absolument pas". "La langue de la République française est le français", a insisté la ministre.

"Elle n'est sûrement pas envisageable pour Mme Gourault, mais pour nous, elle est plus qu'envisageable, elle est nécessaire et indispensable", a aussitôt réagi Gilles Simeoni sur Europe 1. Le sourire des dirigeants nationalistes de la nouvelle assemblée de Corse à l'issue de leur rencontre avec Jacqueline Gourault prouve que la question n'est pas taboue. "Un large tour d'horizon a été effectué, en particulier sur la nécessité d'introduire explicitement dans la Constitution de 1958, la possibilité pour la Corse de déroger, notamment dans les domaines linguistiques, fonciers, fiscaux, institutionnels (pouvoir législatif)". Emmanuel Macron doit se rendre en Corse vingt ans, jour pour jour, après la mort du préfet Claude Erignac, assassiné à Ajaccio.

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