Les jihadistes françaises arrêtées en Syrie seront "jugées là-bas"

05 Janvier, 2018, 09:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Emilie Koenig

Elle était la jihadiste Française la plus recherchée des services de renseignements.

Emilie Köning est la première femme française inscrite par les Etats-Unis sur "la liste noire des terroristes internationaux", indique Le Parisien.

Emilie König, figure de la mouvance jihadiste française détenue par les forces kurdes en Syrie, demande son rapatriement aux autorités françaises, " qui ont l'obligation de la juger ", a déclaré mercredi à l'AFP son avocat. Arrêtée au début du mois de décembre 2017, elle est détenue par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, avec son garçon de 4 ans et ses jumelles de 1 an, en compagnie d'autres Françaises.

Elle a joué un rôle important de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour le groupe État islamique (EI). "Si cela avait été le cas, elle aurait été la cible des drones américains.", tempère une source au sein du renseignement français, qui décrit néanmoins une "militante forcenée, très engagée et extrêmement radicale ". D'après sa mère, la jeune femme est aujourd'hui repentante et souhaite revenir sur le territoire, pour éviter les traitements infligés par les kurdes "J'ai eu Émilie au téléphone en fin de semaine dernière". Elle s'était convertie à l'âge de 17 ans, après avoir rencontré son premier mari, algérien d'origine, violent, parti en prison pour trafic de stupéfiants, et avec qui elle a eu deux fils. Elle revient en Bretagne en 2005. En 2012, convoquée au tribunal de Lorient, elle s'y présente en niqab et provoque une altercation avec un vigile. Elle filme la scène et la poste rapidement sur Youtube, criant à la discrimination. Depuis juillet dernier, elle est sans nouvelle de sa fille, qui avait rejoint les rangs de Daesh en 2012.

Au cours de ses années d'activisme, Emilie König participe à plusieurs actions, notamment près de la mosquée de Lorient (Morbihan), où elle distribue des tracts appelant au djihad, mais aussi à Paris, où elle a participé à des manifestations de radicaux islamistes.

En novembre, dans un entretien à France 2, Emmanuel Macron avait évoqué la question du retour en France des jihadistes.

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