Guinée équatoriale. Un coup d'État déjoué ?

05 Janvier, 2018, 09:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Guinée Equatoriale

Mercredi, Malabo avait annoncé avoir déjoué un "coup d'Etat".

Pour échapper aux forces de sécurité les mercenaires se sont dispersés dans la forêt autour de la ville Ebibeyin, au carrefour des frontières entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale sans laisser des traces sur leurs origines et leurs nombres.

"Le coup d'Etat déjoué fin décembre en Guinée équatoriale est " une sérieuse menace qui concerne toute la sous-région d'Afrique centrale ", a estimé le ministre tchadien des Affaires étrangeres Mahamat Zen Cherif, reçu mercredi à Malabo par le président équatoguinéen Teodoro, Obiang Nguema et cité jeudi par un média d'Etat".

Ainsi, après que le gouvernement ait assuré avoir été la victime d'une tentative de coup d'état, la situation interne de la Guinée Équatoriale est des plus instable.

Des affrontements ont été signalés en Guinée équatoriale près de la frontière avec le Cameroun mercredi, a annoncé la télévision d'Etat.

L'ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en villégiature à Ebibeyin pour les fêtes de fin d'année, a été arrêté le 30 décembre " pour des raisons d'enquête concernant les hommes interpellés ", ont indiqué mercredi un de ses cousins et un haut responsable policier s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Des patrouilles s'effectuent depuis cette date.

Dirigeant son pays d'une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d'État, Teodoro Obiang Nguema, doyen des chefs d'Etat du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Ces "mercenaires" avaient été "contractés par des Equato-guinéens militants de certains partis d'opposition radicale avec le soutien de certaines puissances" étrangères, a ajouté le texte sans donner plus de détails.

Des sources locales contactées par l'AFP ont en outre indiqué que des renforts de l'armée équato-guinéenne ont été envoyés à la frontière avec le Cameroun.

Les autorités équato-guinéennes n'ont pu être jointes par l'AFP qui souhaitait obtenir confirmation de la fermeture des frontières et de l'envoi de renforts militaires. "On est en train d'organiser une guerre car ils disent que j'ai passé beaucoup de temps au pouvoir ", avait-il alors déclaré.

Le CI, par la voix de son chef, s'est défendu de toute implication dans les troubles présumés et a dénoncé des " dizaines " d'arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

"Ma résidence où se trouvent également les bureaux du parti est assiégée depuis le 29 décembre, rien ne sort rien n'entre".

"Est-ce que le problème est d'être un parti d'opposition sérieux qui ne veut pas faire le jeu du régime?" Il était resté vague sur les instigateurs présumés.

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