Harcèlement sexuel : ce n'est pas fini

02 Janvier, 2018, 15:24 | Auteur: Sue Barrett
  • L'actrice Meryl Streep est l'une des signataires de l'organisation Time's Up

L'année 2017 a été marquée par l'affaire Weinstein, producteur accusé par des dizaines d'actrices d'avoir abusé d'elles, et par une libération de la parole des femmes dénonçant le harcèlement et les agressions sexuelles dont elles sont victimes. "Souvent, le harcèlement persiste parce que les harceleurs ne payent jamais les conséquences de leurs actes", explique le groupe dans une "lettre de solidarité" sur son site, également publiée sur une pleine page dans le New York Times et dans le journal en langue espagnole La Opinion. Cette initiative nommée "Time's Up" ("c'est fini") vise à aider les femmes à faire face au harcèlement dans le milieu du cinéma mais également dans d'autres métiers partout aux Etats-Unis. Elles demandent également aux médias de mettre en lumière les abus ayant lieu "dans des domaines professionnels moins glamour et moins valorisés" que le cinéma.

En tout, près de 13 millions de dollars ont été récoltés, seulement deux jours après le lancement, sur les 15 millions demandés.

Derrière le mouvement Time's Up, figurent notamment Cate Blanchett, Ashley Judd, Natalie Portman, Meryl Streep, mais aussi Donna Langley (présidente de Universal Pictures), l'écrivaine féministe Gloria Steinem, l'avocate Tina Tchen, ex-chef de cabinet de Michelle Obama ou encore Maria Eitel, co-présidente de la Fondation Nike. L'objectif: venir en aide aux employés mal payés, qui n'ont pas les moyens pécuniaires de se défendre, travailleurs de l'agriculture, domestiques, concierges, ouvriers ou serveuses. Toutes s'engagent à "continuer à pousser pour de réels changements dans [leur] propre domaine, afin de faire de l'industrie du show-business un endroit sûr et équitable pour tous".

L'organisation, qui s'est formée à la mi-décembre et s'est d'abord appelée Commission sur le harcèlement sexuel et l'égalité professionnelle avant de changer de nom, appelle également les femmes qui participeront à la soirée des Golden Globes, dimanche 7 janvier, à porter du noir, en signe de protestation contre les inégalités raciales et le sexisme.

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