Pékin accusé de livrer du pétrole malgré les sanctions — Corée du Nord

31 Décembre, 2017, 01:40 | Auteur: Lynn Cook
  • Pékin accusé de livrer du pétrole malgré les sanctions — Corée du Nord

Outre les quatre navires nord-coréens, la liste soumise courant décembre par les Etats-Unis comprenait le pétrolier Lighthouse Winmore, battant pavillon de Hong Kong, le pétrolier Billions No. 18 (Palau), le cargo Xin Sheng Hai (Belize), le cargo Kai Xiang (Hong Kong), et les bateaux Yu Yuan (Chine) et Glory Hope 1 (aussi identifié sous le nom Orient Shenyu, Panama).

Un responsable du département d'Etat américain a précisé que "certains navires", dont des bateaux chinois, "se livraient à des activités prohibées par l'ONU, y compris des transbordements de produits pétroliers raffinés entre deux vaisseaux et le transport de charbon provenant de la Corée du Nord".

Les autorités sud-coréennes retiennent aux fins d'interrogatoire l'équipage d'un navire hongkongais qu'elles ont saisi en novembre pour violation des sanctions de l'ONU contre la Corée du Nord, ont annoncé samedi des responsables.

Le Lighthouse Winmore, un pétrolier qui était affrété par une compagnie taïwanaise, a été confisqué le 24 novembre par les douanes sud-coréennes dans le port de Yeosu à la suite d'une inspection.

"Depuis cette date, des inspecteurs viennent à bord et interrogent l'équipage", a déclaré à l'AFP un responsable des douanes sud-coréennes. En application de cette disposition, l'ONU avait déjà identifié le 5 octobre "quatre navires" transportant des marchandises interdites.

Le Lighthouse Winmore est soupçonné d'avoir transféré environ 600 tonnes de produits pétroliers au vaisseau nord-coréen, le Sam Jong 2, dans les eaux internationales de la mer de Chine orientale le 19 octobre.

La Corée du Sud prévoit déposer les résultats de son enquête au comité du conseil de sécurité de l'ONU qui est chargé de superviser le respect des sanctions.

La porte-parole de Pékin a contesté ces informations en affirmant que le bateau en question n'avait pas mouillé dans des ports chinois depuis août.

Le Conseil de sécurité a multiplié ces dernières années les trains de sanctions pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique. "Seulement quatre navires ont été acceptés" pour l'interdiction, "mais la procédure reste ouverte" pour les autres navires, a indiqué l'un de ces diplomates.

Recommande: