France 2 "ajourne" le projet de téléfilm — Attentat du Bataclan

29 Décembre, 2017, 00:49 | Auteur: Sue Barrett
  • France 2

Vivement critiquée après l'annonce de ce projet de téléfilm en novembre dernier, France 2 avait rapidement réagi. Près de 35 000 signatures ont été recueillies depuis le lancement de la pétition il y a un mois. "C'est un couteau qu'on remue dans notre plaie encore ouverte". L'annonce par France Télévisions d'un projet de téléfilm sur l'attaque du Bataclan a en tout cas provoqué une levée de boucliers de la part de proches des victimes. Pensez-vous réellement que ce projet est de nature à rendre hommage à nos morts, à nos chers disparus? "Le scénario présenté? Une romance amoureuse entre deux personnes qui naît au cours de cette terrible nuit du 13 au 14 novembre alors qu'elles cachent des blessés".

"Pour vivre notre deuil, nous avons besoin de silence, de pudeur, de dignité, de respect... et non d'une fiction romanesque destinée à réveiller l'audimat de votre chaîne de télévision", explique encore la pétition.

"Ce soir-là est une grande histoire d'amour impossible mais aussi celle d'une renaissance, sur fond de Paris, une ville romantique par excellence, mais aussi aujourd'hui ville blessée", est-il indiqué dans le synopsis livré par France 2 rapporte le site LCI. En plus, c'est une émission de service public, vous savez très bien qu'on est attaché à toutes ces valeurs. "La fiction porte plutôt sur l'après, sur les jours, les semaines et les mois qui suivent l'attentat", a assuré la chaîne dans un communiqué. On a trop de respect pour tout le monde, la productrice, le scénariste, la réalisatrice et nous France 2.

Est-il trop tôt pour imaginer un film de fiction autour des attentats du 13-Novembre 2015? Un homme et une femme qui commencent à se revoir lors de rencontres avec des rescapés qu'ils ont sauvés. Irène a renoncé depuis longtemps à sa vie sentimentale pour élever seule sa fille.

Ce jeudi 28 décembre, Maurice Lausch, le père d'une victime, s'est à son tour exprimée sur France Inter: " La moindre des choses aurait été de demander aux familles si, pour un événement comme celui-ci, elles étaient prêtes à supporter ce type de projection.

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