La déléguée interministérielle veut améliorer l'accompagnement des proches — Drame de Millas

27 Décembre, 2017, 01:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Millas: un dispositif d'écoute mis en place dans le village endeuill

"Pas de lien de causalité" entre les médicaments pris par la conductrice pour dormir et l'accidentCe mardi, ce dernier a indiqué à l'AFP qu'il n'y avait pas, à ce stade de l'enquête, "de lien de causalité entre les médicaments pris par la conductrice du car pour dormir" et la collision de son véhicule avec un TER.

Sur le plan judiciaire, Me Collard avait évoqué samedi "au conditionnel", le fait que la conductrice du car ait pu être "sous l'emprise d'antidépresseurs, d'anxiolytiques".

Ses clients sont "désespérés" et "s'interrogent parce que la conductrice du car a été mise en examen", pour homicides et blessures involontaires par imprudence. Laissée en liberté, elle a été "placée sous contrôle judiciaire" avec interdiction de conduire. " Il faut voir exactement ce qu'il y a dans le dossier et éventuellement, si le juge ne le fait pas, demander des investigations complémentaires".

La "cause exacte " de la collision mortelle n'est pas encore "déterminée ".

La conductrice a assuré au cours de ses auditions avoir vu les barrières du passage à niveau levées. Or le procureur de Marseille Xavier Tarabeux a déclaré que "des constatations matérielles et des témoignages la contredisent".

Lancée il y a 5 jours, une pétition de soutien à la conductrice du bus avait dépassé les 10.000 signatures ce mardi en milieu de matinée. "Soutient à Nadine conductrice du car de Millas accuser à tort par lŽétat Français!" "Plusieurs témoignages d'habitants de Millas et ses alentours ont affirmé que les barrières dysfonctionnaient par moments". "Merci de partagez au maximum", précise, dans une grammaire approximative, le texte de la pétition.

Les parents d'une jeune victime de l'accident du 14 décembre à Millas réclament des excuses de l'Etat, déplorant la gestion de la situation par les autorités.

Les trois familles ont "le sentiment d'avoir été abandonnées" affirmait l'avocate le 24 décembre sur RTL, car "il n'y a pas eu de prise en charge". Après plusieurs heures d'attente, "elle est partie à Montpellier et personne ne l'a accompagnée".

Tout à fait normal pour cette maman de dire que le temps lui a paru immensément long et que pendant tout ce temps-là elle a dû être désespérément seule avec sa douleur.
"Je ne crois pas en sa culpabilité", écrit un autre.

D'autres internautes ont posté en ligne des vidéos montrant le passage d'un TER avec des barrières ouvertes, allant ainsi dans le sens de nombreux témoignages expliquant le dysfonctionnement ponctuel de ces barrières. Ce dispositif sera reconduit la semaine prochaine en fonction des besoins.

Ces rencontres, fermées à la presse, ont eu lieu à la mairie de Saint-Féliu-d'Avall, village d'où étaient originaires les victimes, dont les six collégiens tués.

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