Monde. Pékin et Moscou outrés par un rapport américain

21 Décembre, 2017, 01:06 | Auteur: Jonathan Ford
  • Donald Trump est si content du résultat que contrairement à ses deux prédécesseurs il a tenu à présenter lui-même sa stratégie de sécurité nationale

La Chine et la Russie n'ont pas tardé à réagir à l'allocution, lundi soir, du président américain Donald Trump, qui présentait le rapport annuel gouvernemental de sa " Stratégie de sécurité nationale ".

Le porte-parole chinois a déclaré que la paix et le développement sont les thèmes du présent et l'aspiration commune de tous.

"Le Chine ne cherchera jamais à se développer en sacrifiant les intérêts des autres pays".

La Chine et les Etats-Unis sont respectivement les plus grands pays en développement et développé au monde, a-t-elle indiqué, ajoutant qu'en tant que deux premières économies, les deux pays avaient d'importantes responsabilités dans le maintien de la paix et du développement du monde, tout en partageant de vastes intérêts communs. La Chine n'apprécie pas ces nouvelles attaques américaines.

Pour Beijing et Washington, la coopération mène à des résultats gagnant-gagnant alors que la confrontation aboutit à des pertes mutuelles, a expliqué le porte-parole, ajoutant que les Etats-Unis feraient mieux de s'habituer au développement de la Chine et de l'accepter. Tout est dit. Si l'appel de Trump à repousser la Chine sur le plan commercial nous est désormais familier, la réelle nouveauté vient de sa description du défi posé par la Russie, en contradiction avec le refus de critiquer l'action de Vladimir Poutine qui prévalait jusqu'alors.

Comme déjà pendant sa campagne électorale, Donald Trump déterre à nouveau la hache de guerre, en tout cas verbalement.

Les relations entre Donald Trump et le président russe sont scrutées à la loupe aux Etats-Unis où le procureur spécial Robert Mueller enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de M. Trump et Moscou lors de l'élection présidentielle de 2016. Nombre d'éléments prouvent que les relations économiques entre les deux pays sont "mutuellement bénéfiques", avait souligné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le document diffusé peu avant le discours présidentiel par la Maison Blanche adoptait un ton encore plus offensif vis-à-vis de Pékin et Moscou, accusés de "saper la sécurité et la prospérité" des Etats-Unis. Le terme de "changement climatique" ne figure à aucun moment dans ce document-référence de la stratégie américaine et il n'est pas identifié comme "une menace à la sécurité nationale".

Malgré tout, le porte-parole du Kremlin a tenu à souligner les "modestes points positifs" du document, citant notamment le passage sur "la volonté [de Washington] de coopérer avec la Russie dans les domaines où cela correspond aux intérêts des Américains".

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