Des témoignages évoquent des "barrières fermées" — Millas

16 Décembre, 2017, 13:49 | Auteur: Lynn Cook
  • Sur le site de la catastrophe le TER et l'autocar éventré dont la carcasse gît encore sur la voie ferrée ont été placés sous scellés

Seul le conducteur du train régional a pu être pour l'instant entendu, la conductrice, âgée de 48 ans, ayant été grièvement blessée dans l'accident. L'accident s'est produit à hauteur du passage à niveau n°25 de MILLAS. Derrière, un deuxième bus s'apprêtait à le suivre.

La SNCF a indiqué jeudi que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête".

Les témoignages sur le fonctionnement de ce passage à niveau, une structure de type classique dotée d'une signalisation automatique et de deux barrières, sont contradictoires à ce stade de l'enquête.

"Il y avait une bonne visibilité", a confirmé Carole Delga, la présidente de la région Occitanie.

Un père d'élève, Samuel Conegero, a cependant affirmé, se basant sur une photo prise par son fils, que "la barrière (était) complètement relevée et qu'il n'y (avait) pas de barrière cassée". Les victimes sont toutes originaires du village de Saint-Féliu d'Avall, commune d'un peu plus de 2.000 habitants située à quelques kilomètres de Millas.

"Je ne pourrai sérieusement répondre que lorsque sera effectué un examen technique sérieux", dont les résultats ne sont pas attendus vendredi, a-t-il dit. "On va évidemment étudier tous les dysfonctionnements de toutes sortes et cela va prendre du temps, on met en place de gros moyens locaux, régionaux et nationaux", a expliqué le colonel Jean Valéry Letterman, commandant adjoint de la région de gendarmerie, responsable de l'ex-Languedoc Roussillon.

"Après analyse des circonstances de l'accident et en accord avec le parquet de Perpignan, le pôle accident collectif du parquet de Marseille se saisit de cet accident", a annoncé à l'AFP Xavier Tarabeux, qui donnera à 18H00 une conférence de presse au tribunal de grande instance de Marseille.

L'enquête ouverte pour homicide involontaire, doit désormais déterminer les responsabilités dans ce drame. Une source proche du dossier avait auparavant fait état de six victimes. Le temps que des experts procèdent à des mesures avec des lasers pour la modéliser et la reconstituer en 3 dimensions. Vendredi matin, le collège a rouvert ses portes pour permettre aux élèves de commencer leur travail de deuil. "Je n'ai pas de mots, je ne sais pas quoi dire, je pense aux familles, à tous ces enfants, c'est trop dur", confie cette dernière, au bord des larmes. A la mairie, où les drapeaux étaient en berne, une cellule psychologique a été mise en place.

Le véhicule scolaire, qui transportait une vingtaine d'adolescents du collège Christian-Bourquin du village de Millas, âgés de 13 à 17 ans, a été percuté à un passage à niveau jeudi après-midi dans la localité, près de la frontière avec l'Espagne, et a été littéralement coupé en deux.

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