Le Front national mis en examen — Assistants parlementaires

15 Décembre, 2017, 01:31 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Front national mis en examen — Assistants parlementaires

Le Front national a annoncé mardi 12 décembre avoir été mis en examen le 30 novembre pour complicité et recel d'abus de confiance, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens.

Wallerand de Saint-Just n'accrédite pas la thèse selon laquelle cette mise en examen pourrait accroître les divisions au sein du parti. "C'est la suite logique de la procédure", a-t-il déclaré, confirmant une information du Monde.

Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés par l'enquête qui porte sur au moins une quarantaine d'assistants.

Le parti est soupçonné d'avoir fait rémunérer des assistants parlementaires d'eurodéputés par le Parlement européen, alors que ceux-ci auraient en réalité travaillé pour le Front national en France.

Dans un communiqué le parti indique que la mise en examen " permettra au Front national de démontrer que pas un centime n'a été détourné ". Dans une vidéo postée sur Twitter, la présidente du parti, Marine Le Pen, incite ses soutiens à faire un don pour le FN: "Vous pouvez nous apporter une aide indispensable en participant, vous aussi, à un emprunt patriotique". La fraude est estimée par le Parlement européen à près de 5 millions d'euros.

La cause de cette demande de récusation: la magistrate est membre du Syndicat de la magistrature.

Cette affaire avait rebondi au printemps pendant la campagne présidentielle quand Marine Le Pen, battue au second tour par Emmanuel Macron, avait refusé de se rendre à une convocation des juges le 10 mars et dénoncé une " opération politique ".

Certains documents, récoltés par les enquêteurs au cours des perquisitions successives, accréditent la thèse d'un détournement de fonds organisé par plusieurs cadres du Front national.

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