Il est désormais permis de tuer sa femme si elle le demande

15 Décembre, 2017, 01:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Jean Mercier lors de son procès en 2015 à Saint-étienne.  AFP

L'épouse de Jean Mercier était malade depuis de longues années "Elle m'a dit: 'j'en peux plus, donne-moi les médicaments', alors j'ai fait semblant de pas comprendre" a témoigné à plusieurs reprises l'octogénaire sur France Bleu Saint-Etienne Loire. Le retraité était poursuivi pour avoir aidé sa femme Josiane à mourir dans la dignité en novembre 2011. En octobre 2015, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne l'avait condamné à un an de prison avec sursis.

"On a gagné, c'est super!" La plus haute juridiction française a ainsi confirmé la relaxe prononcée en faveur de Jean Mercier le 10 novembre 2016 par la cour d'appel de Lyon.

Jean Mercier, natif de Segré, va pouvoir reprendre son existence là où il l'avait laissée. La Cour de cassation a donc estimé que la décision de relaxe était régulière sur la forme, et rejeté le pourvoi. L'avocat de l'octogénaire s'est félicité d'"une avancée juridique sur la qualification des affaires dites de fin de vie". Jean Mercier "a agi au nom de convictions philosophiques et il revendique son geste", avait souligné la magistrate, évoquant l'adhésion du couple à l'ADMD, omniprésente dans ce dossier. Après 50 ans de vie commune, cette dernière souffrait de dépression chronique, d'arthrose et de complications liées à des tentatives de suicide.

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