General Electric (ex Alstom) veut supprimer 20 emplois en Belgique — Dison

08 Décembre, 2017, 01:14 | Auteur: Aubrey Nash
  • General Electric veut supprimer 4.500 emplois en Europe

La facture s'annonce lourde pour les salariés de General Electric (GE).

Le délégué principal Antonio Moroni a assisté au conseil d'entreprise extraordinaire, aujourd'hui il craint pour le futur des sites: " Nous l'avions dit mais aujourd'hui si nous perdons ces 20 personnes, je ne sais pas comment nous allons faire tourner l'activité de façon viable pour l'avenir ".

" GE Power revoit actuellement ses activités pour permettre à la division de mieux se positionner face aux réalités du marché et assurer sa réussite à long terme", déclare la firme dans un courriel adressé à l'agence de presse Reuters.

"Nous avons présenté notre projet au comité d'entreprise européen représentant les anciens employés d'Alstom, mais nous ne sommes pas en mesure de partager plus de détails à ce stade", explique encore l'industriel. Il compte recentrer le conglomérat sur l'aéronautique, la santé et l'énergie, tandis que l'essentiel des autres activités (transport, éclairage) seront cédées.

GE, dont la note de solvabilité financière a été abaissée lundi par l'agence Standard & Poor's, a vu son cours de bourse divisé par deux en un an. Ils ne concernent pas non plus les énergies renouvelables, selon une source. On ignore, pour l'heure, si la Belgique est touchée mais la France ne serait en revanche pas concernée. Selon Unia, GE Power, unité qui comprend les activités dans le domaine de l'énergie reprises fin 2015 au français Alstom, supprimera 1100 postes au siège de Baden, 250 à Birr et 50 à Oberentfelden. Cette entité recouvre notamment sa production de turbines pour les centrales électriques ainsi que les activités dans les réseaux électriques ou la conversion d'énergie.

Ces projets de suppressions de postes concerneraient surtout la Suisse, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ajoutent le journal, précisant que les activités de GE en France sont encore protégées par l'accord signé avec l'Etat autour de la promesse de créer 1.000 emplois nets d'ici fin 2018. Un engagement qui paraît déjà de plus en plus difficile à tenir, compte tenu du premier plan social et de celui annoncé dans l'hydraulique à Grenoble - avec 350 suppressions de postes prévues.

Au total, la nouvelle coupe dans le pôle énergie touche 12'000 postes dans le monde, soit 18% de l'effectif de GE Power. Les syndicats de l'ex-Alstom doivent être auditionnés ce mercredi.

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