Trop de viande servie dans les assiettes — Cantines scolaires

07 Décembre, 2017, 06:02 | Auteur: Jonathan Ford
  • Il y a trop de viande dans les plateaux-repas des élèves selon Greenpeace

Il y a une quinzaine de jours à peine la fondation Terra Nova délivrait un message très similaire appelant les Français à diviser par deux leur consommation de viande. Selon le Centre international de recherche sur le cancer, cela accroît de 18% le risque de cancer colorectal.

Les écoliers, collégiens et lycéens français mangent beaucoup trop de viande déplore Greenpeace. On sait pourtant qu'une alimentation trop riche en graisses et en protéines animales peut entraîner une augmentation des maladies chroniques d'origine nutritionnelle, (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et parfois même cancers).

Or, cette surconsommation de produits animaux n'est pas bonne pour la santé des enfants. Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) estime que les enfants âgés de 3 à 11 ans devraient consommer 4,8 grammes à 11,6 grammes de protéines au déjeuner, les cantines en proposent 20 à 26 grammes. En outre, cela les expose aux résidus d'antibiotiques et aux polluants organiques. Mais, selon un rapport de Greenpeace dévoilé dans Le Parisien, cela ne suffit pas. Problème, ce groupe est composé à 30 % de professionnels de la restauration collective et de représentants des filières animales. Greepeace insiste sur le fait que les recommandations du GEM-RCN en matière de protéines animales doivent "impérativement être revues à la baisse". A ce titre, une modification profonde de son fonctionnement et de sa gouvernance est préconisée.

En conclusion, Greenpeace recommande d'intégrer deux repas végétariens par semaine dans les cantines scolaires d'ici à 2020 et d'interdire les interventions des lobbies de la viande et des produits laitiers auprès des enfants (en intervenant directement dans les écoles, en distribuant des kits pédagogiques orientés...). Pointé du doigt pour son faible engagement, l'Etat a souhaité rappeler par le biais du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, que l'objectif de 50% de produits locaux et bio, d'ici à 2022, dans la restauration collective fera bientôt l'objet d'un projet de loi.

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