L'Américain Jeffrey Feltman, se rendra en Corée du Nord cette semaine

07 Décembre, 2017, 04:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Un haut responsable des Nations unies en visite de quatre jours à Pyongyang

En pleine crise sur le programme nucléaire du régime communiste, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, l'Américain Jeffrey Feltman, qui avait pris l'avion un peu plus tôt à Pékin, a été accueilli à l'aéroport de Pyongyang par un haut fonctionnaire de la diplomatie nord-coréenne.

Il s'agit de la première visite d'un secrétaire général adjoint de l'ONU en RPDC depuis 2011.

Jeffrey Feltman doit s'entretenir avec des responsables nord-coréens, y compris le ministre des affaires étrangères Ri Yong-ho, de " sujets d'intérêt et de préoccupation communs ", a affirmé le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric, sans pouvoir dire s'il rencontrerait le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un.

" Il rencontrera également l'équipe de pays des Nations Unies et les membres du corps diplomatique, ainsi que visiter les sites des projets de l'ONU ", a déclaré M. Dujarric aux journalistes, ajoutant que M. Feltman était également en visite en Chine.

La visite de Jeffrey Feltman fait suite à une invitation remise par les Nord-Coréens au secrétariat général de l'ONU lors de l'Assemblée annuelle de l'organisation en septembre.

Cette visite intervient alors que la présidence tournante du Conseil de sécurité en décembre est assurée par le Japon, survolé plusieurs fois cet été par des missiles nord-coréens. Dans son programme de travail, Tokyo a prévu le 15 décembre une réunion du Conseil au niveau ministériel consacrée à la Corée du Nord et à ses programmes d'armement. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a fait part de sa volonté de servir de médiateur afin de résoudre la problématique posée par les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord, une initiative saluée par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Le prédécesseur de Jeffrey Feltman, Lynn Pascoe, avait fait une visite en février 2010.

Les manoeuvres ont lieu une semaine après que Pyongyang eut tiré un missile balistique intercontinental qui aurait la capacité d'atteindre le territoire continental américain. Pékin, principal soutien économique de la Corée du Nord, assure appliquer strictement les sanctions internationales contre Pyongyang, mais Washington l'appelle à intensifier davantage la pression sur son turbulent voisin via un embargo pétrolier. Le dernier train de sanctions prévoit également une limitation de ses approvisionnements en pétrole.

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