Abdelaziz Bouteflika reçoit son quatrième président français, Emmanuel Macron

06 Décembre, 2017, 00:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Macron en visite à Alger pour

Mais, les ambitions semblent avoir été revues à la baisse puisque le déplacement a été requalifié de "visite d'amitié et de travail " et non "d'État ".

En plus de la dimension économique qui va être abordée, lors de cette visite, les dossiers du processus de paix au Mali et la sécurisation de la région du Sahel seront à l'ordre du jour, a-t-on précisé à l'Élysée, soutenant que la coopération entre la France et l'Algérie "doit aller plus loin". Toutefois, bien que sa rencontre avec le président Bouteflika, prévue et annoncée par plusieurs médias, n'ait pas été démentie par qui que ce soit, aucune source ne l'a confirmée, y compris l'Agence officielle, alors que moins de 20 heures nous séparent de l'arrivé du président français à Alger, ce qui laisse entendre que la rencontre Macron-Bouteflika est encore incertaine ou, tout au moins, suspendue à des conditions qui risquent de ne pas se réunir.

L'Algérie "possède une expérience dans la lutte contre le terrorisme, notamment en ce qui concerne les filières terroristes, et contre le radicalisme qui intéresse la France", a-t-on affirmé, relevant "la qualité de partenariat dans ce domaine". On sait, selon certaines sources recoupées, que le président français sera accueilli à l'aéroport par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah et aura un entretien avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et le chef d'Etat-Major, Gaid Salah. Pour la présidence française, le séjour de Macron à Alger constituera une nouvelle halte dans les relations entre Alger et Paris " appelées à se développer davantage ".

Ce sont deux tweets que, contrairement à quelques autres plutôt acerbes envers Emmanuel Macron, Gérald Darmanin avait pris le soin d'effacer avant d'entrer au gouvernement: le 15 février dernier, celui qui ne savait pas encore qu'il allait devenir ministre fustigeait très durement les propos du candidat "En marche" à la présidentielle, qui avait jugé depuis l'Algérie que la colonisation avait été "un crime contre l'humanité". Mais la question mémorielle n'a pas été placée au cœur de cette visite. A ce sujet, le ministre a souligné que l'Algérie "n'accepterait aucunement de marchander ".

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